Nouveau tournant dans le procès Martinez Zogo. Lors des audiences des 5 et 6 janvier 2026, deux anciens cadres clés de la DGRE ont livré des témoignages qui fragilisent l’accusation visant Maxime Eko Eko. Protocoles ignorés, hiérarchie contournée, opérations parallèles : les révélations sont lourdes. « Ce qui est arrivé ne cadre pas avec nos missions », a tranché un témoin. L’ex-directeur général a-t-il servi de bouc émissaire dans cette affaire explosive ?
Des témoignages qui ébranlent la thèse officielle
À la barre, le commissaire divisionnaire Elong James a affirmé que l’opération ayant conduit à l’enlèvement et à l’assassinat du journaliste Martinez Zogo ne respectait aucun protocole de la DGRE. Selon lui, aucune directive officielle n’a été donnée par Maxime Eko Eko. Plus troublant encore, il a évoqué une mission « inconnue » de l’institution, financée et organisée hors cadre, avec une autonomie suspecte du Directeur des opérations de l’époque, Justin Danwé. « Une mission de plus de 17 jours ne peut pas être financée sans validation », a-t-il insisté.
Même son de cloche du côté de Emmanuella Moudié, alors cheffe de la surveillance électronique. Elle a reconnu que les procédures techniques habituelles avaient été contournées : écoutes et localisations effectuées sans autorisation formelle du directeur général. « Dans cette opération, les règles n’ont pas été respectées », a-t-elle déclaré, excluant toute implication régulière de sa division.
Ces témoignages desserrent l’étau autour de Maxime Eko Eko et posent une question centrale : qui a réellement commandité cette opération hors normes ? La justice parviendra-t-elle à identifier les vrais responsables ?
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