L’annonce a fait l’effet d’un coup de tonnerre. Alors que Samuel Eto’o revendique la rupture avec la tutelle de l’État, la FECAFOOT sollicite une rallonge budgétaire de près de 700 millions FCFA pour la CAN 2025. Révélé début décembre, ce courrier relance le débat sur la cohérence du discours d’autonomie. « Ce n’est pas du jeu ! », lâche un supporter. Entre symboles d’émancipation et dépendance financière, le paradoxe interroge : indépendance proclamée, mais à quel prix ?
Autonomie affichée, finances publiques sollicitées
Sur le plateau d’Info TV, le président de la FECAFOOT a confirmé la sortie de la convention de partenariat signée en 2015 avec le MINSEP. Une déclaration lourde de sens, censée consacrer l’autonomie de gestion du football camerounais. Pourtant, une correspondance datée du 4 décembre 2025, signée par Samuel Eto’o, montre une autre réalité : la fédération demande une rallonge d’environ 700 millions FCFA. Motif invoqué : l’élargissement de la liste des joueurs pour la CAN 2025, décision génératrice de charges supplémentaires.
Cette demande s’ajoute à un budget initial de 5 milliards FCFA déjà accordé pour la participation des Lions Indomptables. À Yaoundé, l’information fait grincer des dents. Peut-on clamer l’indépendance tout en sollicitant des financements publics massifs ? La question dépasse la simple procédure administrative et touche à la gouvernance, à la transparence et à l’usage de l’argent public dans un contexte de rigueur budgétaire.
Entre discours d’émancipation et réalités financières, l’autonomie de la FECAFOOT apparaît à géométrie variable. Le gouvernement devra trancher. Faut-il soutenir au nom de l’intérêt national ou exiger la cohérence promise ?
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