La polémique enfle à Yaoundé. Un marché public de plus de 21 milliards FCFA, attribué de gré à gré pour la fourniture de lampadaires, alimente interrogations et critiques dans l’opinion. Le dossier, associé au Secrétariat général de la Présidence, cite la société SUNNA DESIGN avec un coût unitaire annoncé de 976 000 FCFA par lampadaire. Techniciens, élus locaux et citoyens s’interrogent : ce prix est-il justifié au regard des standards du marché et de l’esprit de la décentralisation ?
Un coût unitaire qui interroge et la décentralisation en question
Le marché évoqué, attribué sous l’autorité du Ferdinand Ngoh Ngoh, concerne la fourniture et l’installation de lampadaires à l’échelle nationale. La société retenue, SUNNA DESIGN, afficherait un prix unitaire de 976 000 FCFA, soit un total dépassant 21 milliards FCFA.
Dans les milieux techniques, des voix estiment que ce montant dépasse les coûts de référence observés sur le terrain. À titre indicatif, des professionnels avancent qu’un ensemble complet (mât galvanisé, génie civil, luminaire, installation, logistique) pourrait se situer nettement en dessous, selon les spécifications et volumes. D’autres évoquent l’hypothèse d’un crédit fournisseur ou d’options techniques particulières pour expliquer l’écart.
Au-delà du prix, la méthode d’attribution soulève un débat politique : pourquoi centraliser un tel marché alors que la décentralisation permettrait à chaque commune d’adapter ses commandes, de négocier localement et de soutenir les PME régionales ? Pour plusieurs observateurs, une approche communale aurait pu optimiser les coûts et renforcer la transparence.
Du côté des autorités, aucune communication détaillée n’a encore été rendue publique pour justifier les choix techniques, financiers et procéduraux. Les appels se multiplient pour une clarification officielle, dans l’intérêt de la bonne gouvernance et de la confiance publique.
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