Le tirage a ravivé une vieille blessure. À l’approche d’un quart de finale face au Cameroun à la CAN 2025, le Maroc replonge dans un souvenir douloureux. Plus de 30 ans après, la peur est toujours là. À Rabat comme à Casablanca, les supporters évoquent un match qui a marqué toute une génération. « Le Cameroun, c’est notre bête noire », souffle un ancien cadre du football local. Pourquoi ce simple duel suffit-il encore à réveiller autant d’angoisse ?
Un passé lourd qui pèse sur le présent
Sportivement, le Maroc peine à rassurer depuis le début du tournoi. Malgré un net 3-0 contre la Zambie en phase de groupes, les Lions de l’Atlas ont souffert en huitièmes de finale face à la Tanzanie, s’imposant difficilement 1-0. Une fébrilité qui inquiète avant d’affronter le Cameroun, un adversaire chargé d’histoire.
Dans les mémoires marocaines, un épisode reste gravé : la CAN 1988, organisée au Maroc. En demi-finale, les Lions Indomptables avaient éliminé le pays hôte 1-0, dans un match resté célèbre pour sa dureté. Un choc encore cité aujourd’hui par les anciens. « Les supporters sont traumatisés par ça, ils m’en parlent tout le temps », confiait récemment un témoin direct de cette époque.
Ce souvenir est d’autant plus marquant qu’il symbolise une frustration collective jamais totalement digérée. Si le football africain a évolué, avec la VAR et un arbitrage plus strict, la mémoire populaire, elle, n’a rien oublié. Pour beaucoup de Marocains, ce quart de finale ressemble moins à un match qu’à une épreuve émotionnelle.
Entre crainte héritée du passé et désir de revanche, le Maroc aborde ce quart de finale sous pression. Face au Cameroun, il ne s’agit pas seulement d’un ticket pour le dernier carré. Les Lions de l’Atlas parviendront-ils enfin à exorciser ce vieux traumatisme ?
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