Le Parlement camerounais ouvre ses portes ce 10 mars 2026 à Yaoundé, mais le peuple y croit-il encore ? Entre cherté de la vie, crise anglophone et pillage des ressources naturelles, les attentes sont immenses. Pourtant, nombreux sont les parlementaires déjà à l’affût des postes dans les commissions clés. « Chaque décision sera examinée pour déterminer si elle sert la grandeur des Camerounais ou n’est qu’une illusion politique. » Les élus vont-ils enfin voter pour le peuple ?
Yaoundé : entre jeux de pouvoir et réformes attendues
Cette première session parlementaire de 2026 dépasse largement le simple renouvellement des bureaux. À l’Assemblée nationale et au Sénat, 2 présidents sont dans le viseur : Cavaye Yeguié Djibril et Marcel Niat Njifenji, tous deux candidats à leur reconduction à la tête des deux chambres.
Qu’espérer concrètement de cette session ?
Le contexte est lourd : coût de la vie en hausse, violences persistantes dans les régions anglophones, fuite des cerveaux et fragilité économique. Le Chef de l’État a promis des réformes structurelles pour « optimiser la gouvernance publique » — annonce faite lors de la formation du gouvernement Dion Ngute en novembre 2025.
Mais les faits parlent : le rôle législatif des chambres se limite trop souvent à valider à la hâte les projets de loi de l’exécutif. L’opposition, marginalisée, ne peut proposer d’amendements significatifs. Les missions d’enquête sont rares, la médiation en panne.
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