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Cameroun villes mortes ► Tchiroma relance l’appel

Selon plusieurs observateurs politiques, la dernière vidéo attribuée au camp d’Issa Tchiroma Bakary a déjà dépassé les 500 000 vues en moins de 24 heures, signe d’un climat particulièrement tendu. Dans ce message, Maître Alice Nkom – porte-parole officielle du candidat malheureux à la présidentielle – annonce que son camp relance pour la seconde fois trois jours de “villes mortes” dès ce dimanche. “Le peuple reste debout, nous ne renonçons pas”, affirme-t-elle avec une intensité qui ne laisse pas indifférent. Alors que certains saluent un geste symbolique, d’autres redoutent l’impact social.
Le pays se dirige-t-il vers un nouvel épisode de crispation politique ?

Un nouvel appel qui ravive le débat post-électoral

Dans son allocution, Maître Alice Nkom accuse le régime en place d’ignorer « la vérité sortie des urnes du 12 octobre ». Le message, très direct, relance une contestation qui n’a jamais totalement disparu.
Ce retour des “villes mortes” – déjà tenté il y a quelques semaines – surprend par son timing : à la veille de nouveaux débats régionaux et en pleine tension économique, l’opposition choisit d’appuyer là où le malaise est encore vif.

Une stratégie de mobilisation numérique assumée

Cameroun villes mortes : la relance d’Issa Tchiroma interpelle

Selon le camp Tchiroma, les “Régionales du Peuple.” – un espace numérique alternatif où chaque région doit “parler et voter” en direct – seront lancés en parallèle dès dimanche matin.
L’objectif affiché : créer l’un des plus grands livestreams politiques du pays.

Plusieurs analystes soulignent toutefois que si la mobilisation en ligne prend de l’ampleur, elle ne remplace pas les mécanismes institutionnels.
“Les réseaux peuvent amplifier des voix, mais ils ne remplacent pas le cadre légal”, rappelle un enseignant à Yaoundé.

👉 À lire : Cameroun – “Villes mortes” et crise post-électorale : les 10 vérités du gouvernement

Trois jours de “villes mortes” : un appel sensible dans un contexte fragile

Cameroun opposition : un mouvement symbolique qui divise

Le programme relancé par le camp Tchiroma est clair :

  • Dimanche : activités limitées aux cultes et réunions familiales,
  • Lundi & Mardi : continuité du mouvement “dans la discipline et le calme”, selon Nkom.

Si l’appel insiste fortement sur la non-violence, certains habitants redoutent les effets collatéraux.
Dans les régions anglophones, habituées à ce type d’actions depuis des années, plusieurs voix appellent à la prudence.

Un message politique qui réactive les tensions

Dans sa déclaration, Maître Alice Nkom insiste :
« Nous resterons connectés, présents, déterminés.
Le peuple debout triomphera. »

Son ton, volontairement galvanisant, parle à une partie de la population qui se sent déçue du processus post-électoral.
La diaspora relaie massivement l’appel, preuve que la fracture politique dépasse les frontières.

Mais plusieurs acteurs du secteur économique rappellent que les “villes mortes”, même symboliques, peuvent fragiliser les commerçants déjà éprouvés.

Pour la seconde fois en quelques semaines, le camp Tchiroma relance une mobilisation qui veut marquer les esprits.
La question demeure : cette relance aura-t-elle un impact réel ou restera-t-elle avant tout un signal politique ?

Crédito: Link de origem

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