La première journée de cette CAN 2025 s’est clôturée ce mercredi avec le choc entre le Cameroun et le Gabon. Les Lions Indomptables ont répondu présents en s’imposant par la plus petite des marges grâce à une réalisation de Karl Etta Eyong. Ce jeudi, jour de Noël, et alors qu’aucune rencontre ne se jouera — ce qui est une première dans une CAN — il est l’heure de faire le bilan. Et difficile de ne pas souligner le fait que cette année, aucune grosse nation n’a manqué son entrée, si ce n’est le Mali, qui nous a habitués à se montrer irrégulier en CAN.
Pour son match d’ouverture, le Maroc s’est sorti d’un piège en faisant sauter le verrou des Comores. Les coéquipiers de Rafiki Saïd avaient décidé de jouer la défense, espérant probablement ne pas prendre une valise et conserver leurs chances de qualification avec, par exemple, une place de meilleur troisième. Pour les autres favoris, le Sénégal, face à une équipe du Botswana largement en dessous, a déroulé sans forcer un seul instant (3-0). Même son de cloche pour l’Algérie ce mercredi face au Soudan (3-0), ou encore la Tunisie face à l’Ouganda (3-1). Finalement, seule l’Égypte, qui a largement dominé sa rencontre, s’est fait peur en renversant le match à la dernière seconde sur un but de Mohamed Salah (2-1). Pour le reste, comme la Côte d’Ivoire, le Nigeria ou la RDC, le job a été fait sans trop se mettre en difficulté.
Les grosses sélections assurent sauf… le Mali !
Autre enseignement de cette CAN 2025 : si les conditions de jeu sont optimales avec des pelouses parfaites, et même si la pluie continue de s’abattre sur le Maroc, les stars des sélections répondent présentes. Et elles sont nombreuses à être attendues. La première : Brahim Diaz. L’attaquant du Real Madrid, qui joue peu en club et ne semble pas vraiment dans sa meilleure forme, devait répondre présent pour la CAN dans son pays, alors que ses récentes performances avec les Lions de l’Atlas étaient pointées du doigt. C’est chose faite avec une première marquée par un but et un penalty obtenu lors du match d’ouverture. Du côté de l’Égypte, les Pharaons ont été sauvés par leurs deux stars offensives, Omar Marmoush et Mohamed Salah.
Le Sénégal, qui a renouvelé son attaque même si Sadio Mané est toujours là, a pu compter sur son ailier Iliman Ndiaye, toujours aussi percutant, mais aussi et surtout sur Nicolas Jackson, qui s’est offert un doublé face au Botswana. Au Nigeria, le Ballon d’Or africain 2024 Ademola Lookman a sauvé les siens d’une frappe sèche pour donner la victoire à son équipe, alors que la pépite ivoirienne de Manchester United, Amad Diallo, a délivré les siens. Une nouvelle génération qui répond donc présente, tout comme certains anciens. Outre Sadio Mané au Sénégal, en Algérie, Riyad Mahrez, titulaire et capitaine face au Soudan, a montré qu’il était encore en jambes, débutant la compétition avec un doublé, un trophée d’homme du match et le titre de meilleur buteur de l’histoire de l’Algérie en CAN. En bref, cette année, toutes les conditions semblent réunies pour offrir l’une des CAN les plus compétitives de l’histoire. Et les conditions de jeu, qui réduisent aussi les exploits des petites sélections liés à des facteurs extérieurs, devraient permettre d’avoir de très grosses affiches dès les huitièmes de finale. On a hâte !
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