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Comment les États-Unis ont réussi à tuer le guide suprême iranien Ali Khamenei

Tout au long du mois de février, le régime iranien craignait de plus en plus la menace d’une attaque israélo-américaine, brandie à plusieurs reprises par Donald Trump. Le guide suprême iranien avait désigné des successeurs et se montrait particulièrement prudent. Mais ce samedi matin, Ali Khamenei a décidé de tenir une réunion de routine avec ses principaux conseillers à l’extérieur de son bunker. Une occasion en or pour Washington et Israël de le tuer.

À l’origine, cette attaque à Téhéran était prévue pour la nuit précédente, mais l’horaire a été modifié lorsque le lieu exact de la rencontre a été connu. La décision finale d’assassiner Khamenei aurait été prise vendredi, lorsque le président Donald Trump a donné son feu vert. Une décision faisant suite à l’échec des pourparlers de paix à Genève, où, selon des sources américaines, les négociateurs iraniens auraient eu recours à une tactique dilatoire.

Les États-Unis ont délibérément laissé l’agenda des négociations ouvert, y compris avec des rendez-vous prévus pour la semaine suivante, afin de maintenir en apparence la poursuite du processus diplomatique. Pendant ce temps, des équipes à Washington et à Tel Aviv terminaient de préparer l’attaque. Une source des services de renseignement israéliens décrit les Iraniens comme “arrogants” et estime qu’ils ont supposé, à tort, que Trump ne passerait pas réellement à l’action.

Des mois de préparation

Ces frappes ciblées contre le régime iranien ont déjà fait de nombreux morts. La Croix-Rouge iranienne a ainsi fait état de plus de 200 morts et de 747 blessés en fin d’après-midi ce samedi. Les médias d’État ont rapporté que des dizaines, voire plus d’une centaine d’enfants, avaient été tués lors d’attaques contre des écoles, notamment une école primaire pour filles à Minab. Cette dernière se trouvait à 300 mètres de l’entrée d’une clinique liée aux Gardiens de la révolution, selon une analyse du journal ‘Le Monde’.

L’assassinat de Khamenei ne s’est toutefois pas décidé sur un coup de tête. Cela fait des mois que cette opération est préparée, comme l’a confirmé Israël. La CIA a suivi les habitudes, les déplacements et les routines de Khamenei, en s’appuyant sur l’expérience acquise lors de la guerre de 12 jours de juin 2025. Elle a ainsi appris comment l’ayatollah et ses commandants communiquaient et se cachaient en cas de menace majeure.

Israël et les États-Unis ont, en ce sens, eu recours à une méthodologie désormais bien connue. Puisque les personnalités de haut rang évitent d’utiliser des smartphones, les services secrets sont contraints de pirater les téléphones des chauffeurs, des gardes du corps et des membres du personnel. Le Mossad dispose également d’un réseau de dissidents et d’agents en Iran lui permettant d’obtenir les coordonnées exactes des chambres à coucher, des lieux de réunion et des routines des plus hauts fonctionnaires iraniens. Des communications et des métadonnées sont également interceptées lorsque cela est possible. Parfois, les cibles sont attirées vers des bunkers à l’aide de faux messages d’alerte, puis visées par des F-15, des F-35 ou des drones équipés de bombes antibunker.

Consultations à Washington

Dans les semaines qui ont précédé l’attaque contre Khamenei, des dirigeants du Mossad et des services de renseignement militaires israéliens se sont rendus à Washington pour préparer deux opérations: Epic Fury et Roaring Lion. La CIA a partagé des images satellites et des renseignements terrestres, ce qui a permis à Israël de mener des attaques de précision avec des avions de combat, selon le New York Times.

Khamenei n’était pas la seule victime de haut rang. Le nouveau chef des Gardiens de la révolution, Mohammad Pakpour, a été tué, ainsi qu’Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême. En outre, environ quarante dirigeants politiques et commandants auraient également péri, selon les médias iraniens.

Ces pertes représentent un nouveau coup dur pour le régime iranien. En janvier 2020, un drone américain a tué Qassem Soleimani, le commandant de la Force Al-Qods, avec l’aide d’Israël, qui a fourni des données de vol et des numéros de téléphone s’étant révélés précieux pour mener l’attaque. Lors de l’opération Lion ascendant en juin 2025, au moins vingt généraux ont été tués, dont le commandant en chef du Corps des gardiens de la révolution islamique, Hossein Salami, le chef d’état-major Mohammad Bagheri, le commandant des forces de défense aérienne Amir Ali Hajizadeh et le chef de la Force Al-Qods, Esmail Qaani.

SOURCE: https://www.7sur7.be/

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