Coup de tonnerre politique : Issa Tchiroma Bakary vient de proclamer un Deuil National pour le vendredi 21 novembre 2025, en hommage aux victimes tombées durant la crise post-électorale. Selon un habitant de Ndogbong, « on sent que le pays traverse un moment vraiment lourd ».
Cette décision intervient après l’ultimatum de 48 heures donné au régime pour libérer tous les prisonniers politiques, ultimatum partiellement ignoré selon lui.
Une journée fériée, un arrêt total des activités et une minute de silence sont annoncés.
Mais cette proclamation saura-t-elle apaiser les tensions ou attiser un brasier déjà allumé ?
Crise électorale Tchiroma : un deuil national pour honorer les “martyrs”
Dans sa déclaration, Issa Tchiroma Bakary affirme que le régime en place n’a libéré qu’« une poignée de mineurs » parmi des milliers de détenus, qualifiant ce geste de « mascarade pour tromper le peuple ».
Il accuse les autorités d’avoir ignoré non seulement l’ultimatum, mais aussi « les voix, les votes et les vies » des Camerounais.
Pour lui, les morts du 12 octobre et des jours suivants — jeunes, mères, pères — deviennent des martyrs d’une lutte pour la vérité électorale.
Il décrète ainsi :
- une Journée Nationale de Deuil,
- un jour férié total,
- une minute de silence à 12h au Cameroun et dans la diaspora,
- des prières dans tous les lieux de culte.
À Yaoundé, un étudiant glisse :
« Même si on n’est pas d’accord sur tout, les morts méritent qu’on s’arrête une minute. »
Deuil national Tchiroma : un acte symbolique et une stratégie de résistance
Issa Tchiroma replace cette décision dans une histoire plus large : celle des luttes politiques camerounaises.
Il compare les victimes actuelles à celles de 1955, 26 mai 1990 ou des émeutes de 2008, estimant qu’elles rejoignent la « mémoire des résistances oubliées ».
Le leader affirme ne pas reconnaître le régime en place, qu’il accuse de « parjure » après avoir « juré sur la Bible pour valider un vol électoral ».
Il annonce également la création prochaine d’un fonds de soutien pour les familles endeuillées, précisant que « des instructions supplémentaires » seront communiquées dans les jours suivants.
En proclamant un Deuil National, Issa Tchiroma pose un geste fort, entre hommage aux victimes, message politique et appel à la résistance citoyenne. Un moment qui pourrait marquer un tournant symbolique dans la crise électorale en cours.
Mais, au fond, cette journée sacrée pourra-t-elle vraiment unir un pays profondément fracturé ?
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