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décès Joseph Tenékam Cameroun ► scandale et hommage

Le décès du patriarche Joseph Tenékam secoue la communauté de Bafoussam et Penka Michel depuis hier 13 octobre 2025, avec des réactions mêlées d’émotion et de controverse. Ancien chef de 3ᵉ degré du village Bakassa, figure respectée, il faisait aussi l’objet d’accusations graves — dont des allégations de crimes rituels — accusations dont il fut acquitté en 2016 selon certaines sources.
« C’était un homme de contrastes », confie un proche. Que retenir de cet homme ? La vérité – ou ce qu’il en reste – continue de diviser les esprits.

Un parcours entre lumière et ombres au cœur de Bansoa / Bafoussam

Joseph Tenékam, enraciné dans le groupement Bansoa, avait été présenté comme une des premières élites économiquement émergentes de sa localité. Il accompagnait les jeunes, les élèves et étudiants Bansoa dans les années 1970, aux côtés de noms désormais disparus tels que l’abbé Rigobert TENE ou Joseph SITACHE.
Installé plus tard à Penka, il cultivait une posture respectée : sourire affable, humilité affichée, élégance vestimentaire — certains se rappellent sa moto Vespa puis sa Volkswagen décapotable. Sa disparition provoque un grand vide.

Mais derrière l’image se trouvait une ombre persistante. Des rumeurs de pratiques occultes l’avaient suivi : il avait été mis en examen pour crimes rituels à Bafoussam, mais selon les sources, acquitté. Certains proches affirment que cette réputation était instrumentalisée à des fins personnelles ou politiques. D’autres, plus sceptiques, estiment qu’on ne saura jamais la vérité.

Dans les annonces funèbres locales, le message est unanime : « Que la terre de tes ancêtres (…) t’accueille ». Mais dans les conversations en milieu Bansoa, beaucoup murmurent encore. Quelle part de vérité, quelle part de rumeur ? Ce n’est pas du jeu, disent les aînés.

Réactions, enjeux et impact sur la communauté

À Bafoussam et Penka, les hommages se multiplient. Associations culturelles, jeunes, habitants de la diaspora : tous saluent un homme qui « soutenait énormément ».

Ce décès fait aussi ressurgir la problématique des accusations de sorcellerie souvent brandies dans nos villages. Trop fréquemment, des personnalités publiques ou aînées voient leur nom mêlé à des rumeurs non vérifiées. Dans un pays où l’oralité domine, le danger de désinformation est réel.

Joseph Tenékam laisse derrière lui une double image : celle d’un grand patriarche investi dans la communauté, et celle d’un homme entouré de zones d’ombre auxquelles certains refusent de croire. Sa mort est une perte réelle pour Bansoa et Penka Michel, mais aussi une ouverture sur des batailles mémorielles.

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