des sextapes de détenues de Kondengui font scandale

La prison centrale de Kondengui, à Yaoundé, est au cœur d’un scandale depuis quelques heures. Des vidéos à caractère sexuel mettant en scène des détenues du quartier des femmes circulent sur les réseaux sociaux. Les images, filmées à l’intérieur même de l’établissement pénitentiaire, soulèvent de graves questions sur les conditions de surveillance et la sécurité au sein de la plus célèbre prison du Cameroun.

Ce qui circule et ce que ça révèle

Les vidéos qui fuient montrent des femmes incarcérées, condamnées pour certaines à de lourdes peines, dans des situations explicitement sexuelles. Selon les informations qui circulent, ces contenus seraient produits à destination d’une clientèle masculine issue du quartier des hommes, dans ce qui ressemble à un système organisé à l’intérieur même des murs de Kondengui.

Ce n’est pas la première fois que la prison centrale de Yaoundé fait parler d’elle pour de mauvaises raisons. Kondengui héberge à la fois des criminels de droit commun, des détenus politiques et des personnalités condamnées dans des affaires retentissantes. L’établissement, prévu initialement pour environ 1 500 détenus, en accueille régulièrement plus de 5 000, selon plusieurs rapports d’organisations de défense des droits humains.

Cette surpopulation chronique crée des conditions de détention difficiles à contrôler, et favorise l’émergence de réseaux parallèles à l’intérieur des cellules : trafics en tout genre, économie souterraine, et visiblement, commerce de contenus sexuels.

Un scandale qui pointe des défaillances profondes

La circulation de ces sextapes pose plusieurs questions sérieuses. D’abord : comment des téléphones permettant de filmer et d’envoyer ces vidéos se retrouvent-ils entre les mains de détenues ? L’usage des téléphones portables est officiellement interdit en détention.

Ensuite, si un circuit de distribution existe entre le quartier des femmes et celui des hommes, cela suppose une complicité ou une négligence grave de la part du personnel pénitentiaire.

À ce stade, ni la Direction de l’Administration Pénitentiaire ni le ministère de la Justice n’ont réagi publiquement. Aucune enquête officielle n’a été annoncée. Sur les réseaux sociaux camerounais, le scandale enfle, entre indignation, moqueries et appels à des sanctions.

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