Des flammes et des grosses fumées noires ont envahi la capitale iranienne, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article. Quatre dépôts de pétrole et un site logistique de produits pétroliers ont été frappés dans la nuit du 7 au 8 mars par les États-Unis et Israël à Téhéran et ses environs, a indiqué dimanche un responsable iranien, faisant état de quatre personnes tuées dans ces attaques. Quelques heures plus tard, Washington a démenti vouloir viser les « infrastructures énergétiques iraniennes ».
Les cinq sites sont « endommagés » mais le « feu est sous contrôle », a précisé à la télévision d’État le dirigeant de la compagnie nationale de distribution des produits pétroliers, Keramat Veyskarami. « Quatre employés, dont deux chauffeurs, ont été tués », a-t-il indiqué.
Il s’agit de la première attaque rapportée contre des infrastructures pétrolières iraniennes depuis le début de l’offensive américano-israélienne lancée samedi 28 février. D’après le New York Times, jusqu’à présent, les bombardements israélo-américains visaient principalement à anéantir le commandement iranien et à détruire la capacité du pays à produire et à lancer des missiles.
Distribution de carburant interrompue « temporairement »
La fumée des incendies déclenchés par ces frappes a envahi le ciel de la capitale iranienne pendant la nuit, couvrant la ville d’un voile noir au petit matin. Des habitants ont décrit une odeur de brûlé prégnante et certains avaient l’impression d’être encore en pleine nuit. « J’ai cru que mon réveil avait un problème », déclare à l’AFP sous couvert d’anonymat un chauffeur d’une cinquantaine d’années, au diapason des réactions des Téhéranais, déboussolés par un noir ambiant inhabituel et par le besoin d’allumer la lumière en plein jour.
D’après le correspondant de CNN à Téhéran : « On peut voir que la pluie, l’eau de pluie est en fait noire, et apparemment saturée de pétrole. » Les fumées s’étendent et recouvrent Téhéran, capitale grande comme 2,5 fois Paris, sur des dizaines de kilomètres.
La distribution de carburant à Téhéran est « temporairement » interrompue après les frappes sur les dépôts de pétrole, a indiqué le gouverneur de Téhéran, Mohammad Sadegh Motamedian, cité par l’agence de presse officielle Irna. La situation est « en cours de règlement » a-t-il ajouté.
L’armée israélienne dit avoir frappé « plusieurs » réservoirs de carburant utilisés selon elle par l’Iran « pour faire fonctionner leurs infrastructures militaires ». Puis elle a annoncé dans la matinée lancer une nouvelle vague de frappes pour toucher des sites militaires « à travers l’Iran ».
« Ce sont des frappes israéliennes »
Dans une allocution, le Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait affirmé plus tôt que son pays allait poursuivre « de toute sa force » la guerre contre l’Iran, au moyen d’« un plan méthodique, avec de nombreuses surprises ». Mais surtout, il entend « éradiquer le régime ».
De son côté, le ministre de l’Énergie américain, Chris Wright, a affirmé que « ce sont des frappes israéliennes qui ont visé des dépôts de carburant ». Les États-Unis ne prévoient pas de frapper les infrastructures énergétiques iraniennes dans le cadre de l’offensive américano-israélienne contre la République islamique, a-t-il assuré sur CNN. Le responsable américain a ajouté que le conflit et les perturbations qu’il occasionne pour les flux pétroliers et gaziers ne dureraient, « au pire, que quelques semaines, pas des mois ».
Alors que la guerre entre dimanche dans son neuvième jour, l’Iran a tout de même assuré être capable de se battre pendant encore « au moins six mois » contre les États-Unis et Israël.
Source: https://www.huffingtonpost.fr/
Crédito: Link de origem
