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Endettement Gabon CEMAC ► alerte financière

Chiffre vertigineux : le Gabon affiche un déficit public prévu de 3 213 milliards FCFA pour 2026, soit l’un des plus élevés jamais enregistrés dans la zone CEMAC. Selon un économiste de Libreville, « si rien ne change, c’est toute la région qui risque de tanguer ».
Avec une dette déjà estimée à 7 179 milliards FCFA en mars 2025, la situation inquiète les bailleurs internationaux et menace directement les programmes du FMI en Centrafrique et au Tchad.
La question devient urgente : jusqu’où l’endettement gabonais peut-il mettre en péril la stabilité économique de l’Afrique centrale ?

Endettement du Gabon : une bombe financière dans la zone CEMAC

Les nouvelles projections budgétaires du Gabon provoquent un séisme régional.
Avec 3 213 milliards FCFA de déficit annoncés pour 2026, le pays dépasse largement les seuils tolérés par les critères communautaires.
En parallèle, sa dette publique a atteint 7 179 milliards FCFA à fin mars 2025, un niveau jugé “insoutenable” par plusieurs analystes de la BEAC.

À Douala comme à Libreville, les milieux économiques soufflent la même inquiétude : « On ne peut pas avoir un pays en aussi forte dérive quand toute la région dépend du même panier », glisse un banquier basé à Bonanjo.

La CEMAC, déjà fragilisée par les tensions géopolitiques et la volatilité du pétrole, doit désormais composer avec un nouveau facteur de risque.

FMI, Tchad, Centrafrique : des programmes désormais menacés

La situation gabonaise compromet directement les accords en cours entre le FMI, le Tchad et la Centrafrique.
Le fonctionnement de ces programmes repose sur l’équilibre régional : si un pays majeur décroche, les projections globales s’effondrent.

Le FMI redoute :

  • une hausse des risques souverains,
  • une incapacité de la CEMAC à stabiliser ses réserves,
  • des pressions accrues sur le franc CFA,
  • une contagion financière, notamment vers les États les plus vulnérables.

Un haut fonctionnaire à Ndjamena confie :
« Le FMI n’aime pas l’incertitude. Si le Gabon plonge, ils peuvent revoir toutes leurs lignes de crédit ».

Pour la Centrafrique, déjà dépendante de l’aide extérieure, un tel retournement serait catastrophique.

La dérive budgétaire du Gabon dépasse largement ses frontières et devient une menace réelle pour la stabilité économique de l’Afrique centrale. Entre déficit record, dette explosive et programmes du FMI en danger, le risque systémique n’a jamais été aussi palpable.
Mais la grande question reste : les États de la CEMAC agiront-ils assez vite pour éviter une crise régionale ?

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