Top Header Ad

Enlèvement Logone-et-Chari ► Libération choc

Six jours de captivité et une libération qui relève presque du miracle. Dans la nuit du 20 novembre, six personnes enlevées près de Dabanga ont finalement été retrouvées vivantes dans la zone de Waza, au cœur du Logone-et-Chari, une région déjà frappée par une recrudescence d’attaques attribuées à Boko Haram. « On pensait vraiment qu’on ne les reverrait plus », confie un habitant de Chaloba encore secoué. Leur retour intervient après une semaine marquée par plusieurs agressions mortelles sur le même axe routier. Cette série d’événements relance une question lourde : comment protéger durablement les populations de l’Extrême-Nord ?

Une libération attendue dans un climat d’insécurité croissante

Les six otages, enlevés le 14 novembre près de Dabanga, ont été relâchés jeudi dans une zone difficile d’accès, non loin du village de Chaloba.
Selon des sources locales, ils étaient détenus par un groupe armé soupçonné d’appartenir à Boko Haram.

Les témoins évoquent une intervention indirecte liée au mouvement des assaillants :
« Ils ont abandonné les otages en partant, comme s’ils étaient pressés de fuir », raconte un pêcheur de la zone.

Au moment de leur retraite, les ravisseurs auraient attaqué un autre groupe d’habitants, tuant un pêcheur et blessant un autre. Une violence qui, d’après les villageois, « devient presque une routine », ce qui n’est vraiment pas du jeu.

Logone-et-Chari : l’insécurité persiste malgré les alertes

La région du Logone-et-Chari est l’une des plus touchées par les incursions de groupes armés.
Rien que cette semaine, plusieurs incidents ont été signalés :

  • 14 novembre : un conducteur de Peugeot 504 est tué près de Dabanga.
  • 19 novembre : un camionneur et son moto-boy sont kidnappés sur le même axe.
  • 20 novembre : libération des six otages dans la zone de Waza.

Les autorités locales reconnaissent une situation critique, bien que les efforts de sécurisation se poursuivent. Pour de nombreuses familles, la peur reste constante : « On vit avec l’idée qu’un jour, ce sera nous », murmure une mère de famille de Waza.

Boko Haram : un danger mouvant et imprévisible

D’après des sources sécuritaires, les groupes armés opérant dans l’Extrême-Nord fonctionnent désormais par petites cellules très mobiles.
Cette stratégie complique considérablement les opérations militaires.

Un officier de la région confie :
« Ils attaquent en quelques minutes, disparaissent dans la brousse et reparaissent à des dizaines de kilomètres. »

Les populations, elles, s’adaptent comme elles peuvent : villages désertés le soir, trajets écourtés, déplacements en groupe, et une vigilance extrême.

Mais malgré tout, le stress collectif augmente et les communautés demandent plus de moyens, plus de routes sécurisées, et surtout plus de prévention.

La libération des six otages apporte un souffle d’espoir, mais ne masque pas la réalité : l’Extrême-Nord fait face à une insécurité persistante.
Tant que les attaques continueront, le débat restera entier : quelles solutions durables pour garantir la sécurité des populations ?

Votre avis nous intéresse : que faudrait-il changer en priorité ?

Crédito: Link de origem

Leave A Reply

Your email address will not be published.