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Entre Nous: « La paix, un acte de courage »

Le 24 septembre 2018, la soixante-treizième session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (Onu) a adopté à l’unanimité une déclaration politique proclamant la période 2019-2028 « Décennie Nelson Mandala pour la paix ». Cette déclaration politique a été adoptée au cours du Sommet de la paix Nelson Mandela avec la participation de plusieurs chefs d’Etat. Pendant cette décennie, les Chefs d’Etat se sont engagés « à redoubler d’efforts en faveur de la paix et de la sécurité internationales, du développement et des droits de l’homme ». Ils sont engagés « à redoubler d’efforts pour bâtir un monde juste, pacifique, prospère, ouvert à tous et équitable, et pour raviver les valeurs défendues par Nelson Mandela, en plaçant la dignité humaine au centre de nos actions ». Ils sont engagés aussi « à faire preuve de respect mutuel, de tolérance, de compréhension et de conciliation dans nos relations ».

Pour la Présidente de l’Assemblée générale des Nations unies de l’époque, Mme María Fernanda Espinosa-Garcés, «Nelson Mandela fut l’un des grands leaders de notre temps, qui nous a enseigné qu’il est possible de pardonner ». « Même si les plaies étaient encore béantes, Mandela avait compris qu’elles pouvaient être utilisées pour un avenir durable…Mandela a fait ce qui était juste, même lorsque c’était impopulaire. Au Rwanda, notre histoire tragique nous a appris l’humilité et la réconciliation pour le bien de l’État », a souligné le Président rwandais, Paul Kagamé.

La paix n’a pas de prix, dit-on. « La paix n’est pas une capitulation. La paix est un acte de courage, de lucidité et d’amour pour la patrie », a souligné Mme Oumou Sall Seck, Présidente du Mouvement Trait d’Union, le 27 décembre 2025 à l’Institut Ahmed Baba de Tombouctou au cours d’un master class sur le thème : « Légitimité des mécanismes endogènes ».

Aujourd’hui, le monde a besoin de paix. L’Afrique a besoin de paix. Le Sahel a besoin de paix. Et le Mali a besoin de paix. Pour parvenir à cette paix, condition indispensable à tout développement, il faut mettre fin aux violences sous toutes ses formes. Et pour arrêter les violences, il faut dialoguer. Un dialogue franc et sincère pour que le sang d’un Malien ne soit plus versé par un autre  Malien. Un dialogue franc et sincère pour que des Maliens ne soient plus obligés de quitter leurs terres par la faute d’autres Maliens. Pour dialoguer, les Maliens doivent être capables de se regarder dans les yeux.

Dans son discours emblématique prononcé au forum de réconciliation nationale à Abidjan en Côte d’Ivoire en 2000, le Président Alpha Oumar Konaré soulignait avec force que « la catastrophe arrive vite quand on n’a pas le courage de se parler, d’échanger, de regarder l’autre, de faire confiance à l’autre, si différent et si proche, aux voisins si sacrés, aux amis si chers, aux partenaires si nécessaires quand tout se réduit au pouvoir, à la quête du pouvoir ». Selon lui, « aux problèmes politiques, il faut de vraies solutions politiques; pas de faux fuyant. Elles peuvent être difficiles à trouver mais nous devons les trouver ensemble à coup de concessions, de compromis conformes à l’État de droit, de compromis démocratique. Les problèmes politiques mal résolus finissent par prendre de dimensions régionalistes puis ethniques, puis religieuses et conduisent à l’anarchie ».

Chiaka Doumbia

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