Dans son communiqué n°001-2023/B.ESYLIMA en date du 1er mars 2023, le Syndicat libre de la Magistrature (SYLIMA) a souligné que « tout homme est un potentiel justiciable et que nul n’a intérêt à voir sa cause examinée par un pouvoir judiciaire inféodé au prince du jour qui pourrait l’instrumentaliser à des fins autres que Républicaines ».
Sarambé Coulibaly, Magistrat et Président du Tribunal de grande instance de la Commune I du District de Bamako nous enseigne que «la plus grave des injustices est l’injustice de la justice ».
Le dignitaire religieux sud-africain, Des mond Tutu déclarait : « si tu es neutre en situation d’injustice, alors tu as choisi le camp de l’oppresseur ».
Selon le journaliste français, Jean Luc Porquet dans son ouvrage : «Que les gros salaires baissent la tête » paru en 2005, « accepter l’injustice sociale, c’est préparer la guerre ».
Selon l’Intelligence artificielle, « l’injustice désigne le manque d’équité, de justice, ou un acte contraire au droit et à la morale, souvent caractérisé par l’arbitraire, la partialité ou l’iniquité. Elle peut être sociale, individuelle ou institutionnelle, provoquant un sentiment de révolte, de victimisation, ou agissant comme un signal pour exiger une réparation ».
L’injustice est aussi vieille que l’histoire de l’humanité. Elle fait des ravages depuis la nuit des temps. Elle alimente les crises, détruit les fondements de la société, souvent dans une indifférence quasi-généralisée.
Au Mali, ils sont nombreux à ne s’alarmer des situations d’injustices quand ça frappe à leur porte.
Nul n’est à l’abri de l’injustice. C’est pourquoi, il faut refuser d’être un instrument de promotion de l’injustice.
Celui qui s’adonne à des pratiques injustes aujourd’hui pour briser des adversaires ou des citoyens en profitant de sa position dominante peut être victime demain des mêmes traitements. N’acceptons jamais d’utiliser des pouvoirs conférés par la loi à des fins personnelles ou au règlement de comptes !
Indignons-nous des situations d’injustices, même quand ça ne nous frappe pas ! Les dirigeants d’hier peuvent être les prisonniers d’aujourd’hui.
Et vice versa. Il faut combattre l’injustice. Le combat contre l’injustice protège la cohésion sociale et la dignité humaine. Il favorise l’égalité des chances. Il permet de prévenir la violence. Disons non à l’injustice !
Chiaka Doumbia
Crédito: Link de origem
