C’est une première qui secoue déjà les coulisses du football camerounais : la FIFA, la CAF et la Commission électorale de la Fecafoot superviseront en personne l’élection du nouveau président de la Fédération prévue le 29 novembre 2025 à Mbamkomo. L’annonce, faite ce 18 novembre par communiqué officiel, crée un séisme dans un contexte de tensions postélectorales et de contestations internes. « On veut éviter tout désordre, cette fois personne ne jouera avec le processus », souffle un cadre proche du dossier. Mais cette présence massive d’émissaires internationaux est-elle un signe d’apaisement… ou une mise sous tutelle déguisée ? La question fait déjà grand bruit.
Fecafoot : la FIFA et la CAF débarquent pour “sécuriser” l’élection
Dans son communiqué n°81/2025, signé par le SG Mandong Isaac Noé, la Fecafoot informe que la FIFA, la CAF et la Commission électorale ont tenu une réunion en visioconférence pour sceller un accord :
👉 des émissaires internationaux seront physiquement présents lors de l’Assemblée générale élective.
👉 Objectif officiel : garantir le bon déroulement du vote et éviter tout incident susceptible d’entacher la crédibilité du scrutin.
Le choix de Mbamkomo, un site déjà très médiatisé, n’est pas anodin. L’enjeu est majeur : tourner la page de deux années de conflits internes, de décisions contestées et d’affrontements politiques autour de la gouvernance du football.
Plusieurs observateurs y voient une manière pour la FIFA de reprendre le contrôle après les nombreuses critiques visant la fédération ces derniers mois.
Une intervention saluée… mais vécue par certains comme une mise sous tutelle
Fecafoot – tensions et soupçons persistants
Depuis le scrutin présidentiel du 12 octobre, le climat au Cameroun est explosif. Et il rejaillit sur toutes les institutions, y compris le football. Pour éviter un scénario chaotique, la présence des délégations étrangères est perçue comme une “assurance tout risque”.
« Le pays est tendu. Même dans le football, chacun tire de son côté. Avec la FIFA ici, au moins les résultats ne pourront pas disparaître dans les couloirs », commente un dirigeant régional qui requiert l’anonymat.
Mais d’autres dénoncent une humiliation
« On n’est pas un pays enfant qu’il faut surveiller comme à l’école primaire ! », fulmine un membre d’un club de Ligue 1, convaincu que cette décision prouve un déficit de confiance envers la Fecafoot elle-même.
Pour certains acteurs, l’arrivée des émissaires renforce l’idée d’un football camerounais miné par les querelles politiques, incapable d’organiser un scrutin transparent sans supervision extérieure.
Un vote à forts enjeux pour l’avenir du football camerounais
L’élection du 29 novembre sera cruciale pour :
✔ redéfinir l’équilibre entre l’administration, les clubs et les ligues ;
✔ apaiser les tensions régionales ;
✔ rassurer les partenaires internationaux, dont la FIFA ;
✔ sécuriser les compétitions nationales 2026.
La Fecafoot, dans son communiqué, remercie la FIFA et la CAF pour leur « accompagnement bienveillant ». Une formule qui, si elle rassure certains, cristallise aussi les craintes de voir le Cameroun perdre une partie de son autonomie sportive.
« Si ça se passe mal, l’image du pays prend encore un coup. Si ça se passe bien, on repart sur de bonnes bases », analyse un journaliste sportif à Yaoundé.
Le 29 novembre sera un test décisif : celui de la transparence, mais aussi celui de la souveraineté du football camerounais. La présence massive de la FIFA et de la CAF calmera-t-elle les tensions ou réveillera-t-elle de nouvelles suspicions ? À chacun d’en juger.
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