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Fin des délestages Cameroun ► révélations choc

C’est un chiffre qui frappe : l’État du Cameroun rachète 95 % d’Eneo pour 78 milliards de Fcfa, un geste inédit présenté comme un tournant historique pour la souveraineté énergétique. Mais malgré l’annonce triomphale, une inquiétude persistante gagne les quartiers : « On nous a trop promis. Est-ce que cette fois ça va vraiment changer ? », lâche un habitant de Bonabéri, exaspéré par des années de coupures.
Le gouvernement assure que cette reprise permettra enfin de stabiliser l’électricité. Pourtant, les experts restent prudents.
Alors, la fin des délestages est-elle réellement à portée de main ou s’agit-il d’un nouvel espoir fragile ?

Fin des délestages Cameroun : un rachat historique, mais des défis immenses

Le ministre des Finances a officialisé, le 19 novembre, le rachat de 95 % du capital d’Eneo auprès du fonds britannique Actis.
Montant : 78 milliards de Fcfa.
Objectif : remettre l’État au centre de la stratégie énergétique.

Pour Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Énergie, ce rachat ouvre la porte aux “réformes nécessaires pour la stabilisation du secteur électrique”.

Cependant, les réalités techniques rappellent que la tâche sera rude.
Les délestages durent depuis plus de quinze ans, aggravés par :

  • la vétusté du réseau,
  • les pannes récurrentes sur Songloulou et Edéa,
  • les dettes croisées Sonatrel–Eneo–producteurs,
  • les pics de consommation,
  • et un déficit structurel de production estimé à 216 MW.

Un technicien rencontré à Mbalmayo confie :
« Tant que le transport et la distribution ne sont pas renforcés, la lumière va encore jouer au chat et à la souris. »

Le plan gouvernemental suffira-t-il à transformer durablement le secteur ?

Le gouvernement annonce un plan prioritaire massif, axé sur :

  • le refinancement de la dette d’Eneo,
  • la discipline de paiement,
  • la lutte contre la fraude,
  • l’élargissement des capacités industrielles,
  • et l’ajout de 150 MW de demande supplémentaire d’ici 2026.

La production reste toutefois fragile.
Moussa Njoya, expert indépendant, rappelle que “le problème du Cameroun n’est pas la volonté politique, mais la capacité réelle de livrer l’électricité au consommateur final”.

Même si l’État récupère le contrôle stratégique du secteur, la Sonel n’a pas été reconstituée.
La chaîne production-transport-distribution reste éclatée ; les responsabilités aussi.

Plusieurs économistes préviennent :
« Si les réformes ne suivent pas derrière, ce rachat ne va rien changer. »

Le rachat d’Eneo ravive l’espoir d’un Cameroun débarrassé des coupures, mais les défis techniques et structurels montrent que la victoire n’est pas encore au bout du tunnel.
La vraie question maintenant : le pays est-il prêt à transformer cette reprise en résultats concrets pour les ménages ?

Crédito: Link de origem

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