Parmi les annonces, un contrat structurant a été signé entre le gouvernement gabonais et l’Agence française de développement (AFD), avec un financement conjoint de la France et de l’Union européenne. Cet appui vise à relancer le réseau ferroviaire national, jugé stratégique pour l’industrialisation, la transformation locale des matières premières et le désenclavement économique.

Les deux dirigeants ont également validé des programmes conjoints portant sur : l’eau potable, avec des investissements destinés à améliorer la qualité et la distribution, la gestion des déchets, où la France s’engage à renforcer son appui technique et financier, les infrastructures urbaines, notamment un programme de modernisation de Libreville et des principales villes du pays.

La question de la transformation du manganèse, secteur sensible, a également été abordée. Le chef de l’État gabonais a rappelé les attentes vis-à-vis d’Eramet quant au respect de ses engagements en matière de valeur ajoutée locale. Paris a assuré suivre ce dossier avec un mécanisme de suivi régulier.Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de bâtir un partenariat fondé sur la transparence, la responsabilité et la réciprocité. Le Gabon, qui mène depuis 2023 d’importantes réformes de gouvernance et de gestion publique, exige désormais des entreprises étrangères davantage de conformité et d’implication locale.

Le président Macron a rappelé que près de 85 filiales françaises opèrent au Gabon, représentant plus de 12 000 emplois, majoritairement gabonais. Il a souligné que ces accords devraient renforcer l’attractivité du pays et encourager de nouveaux investissements.

Dans sa déclaration, Emmanuel Macron est longuement revenu sur la transition ouverte après le 30 août 2023, qualifiant le Gabon « d’exemple » en matière de respect des engagements politiques et institutionnels. Il a salué la tenue de l’élection du 16 novembre 2025, qui a porté Brice Oligui Nguema à la tête de la nouvelle République.La France, a-t-il assuré, « demeure disponible pour accompagner cette nouvelle ère », notamment dans la consolidation des institutions, la gouvernance publique et le renforcement des capacités.

Le volet sécuritaire reste un axe fort. Macron a rappelé la transformation du partenariat militaire franco-gabonais vers un modèle davantage fondé sur le soutien mutuel, la formation, les exercices conjoints et des programmes d’équipement demandés par les forces gabonaises.La France a confirmé la création de l’Académie de protection de l’environnement et des ressources naturelles, spécialisée dans la lutte contre le braconnage et l’orpaillage illégal.

Emmanuel Macron a également insisté sur l’importance du partenariat pour la protection des forêts du bassin du Congo. Il a confirmé que les 60 millions d’euros issus de la conversion de dette seront intégralement affectés à la gestion durable des écosystèmes forestiers et au développement de la filière bois-forêt.

Le président français a inauguré le nouvel Institut français du Gabon, rénové après un an de travaux, illustrant son soutien à la culture et à l’entrepreneuriat créatif.Il a aussi rappelé l’importance de la coopération universitaire : plus de 5 700 étudiants gabonais sont actuellement inscrits dans l’enseignement supérieur en France, tandis que plusieurs projets éducatifs et de formation sont soutenus localement.

Emmanuel Macron a salué « l’énergie de la jeunesse gabonaise » et affirmé que la France restera « à sa juste place », celle « d’un ami qui accompagne avec respect, ambition et esprit de responsabilité ».

Les deux dirigeants ont dit espérer que ces accords accélèrent les programmes de modernisation engagés par Libreville et consolident un partenariat bilatéral renouvelé.

RNK/ac/APA

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