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Inculpé pour l’assassinat de son épouse : Mamadou Diop à la barre de la chambre criminelle

Après 8 ans de détention, il a livré sa version des faits. Le verdict est finalement attendu pour le 24 février prochain.

Mamadou Diop est un maçon et la dame Fatoumata Ana Marigo, enseignante. Ils vivaient en couple depuis un certain temps et apparemment en harmonie, dans la cité Ifabaco à Sébénikoro.

Le couple était en location dans une concession qu’ils partageaient avec leur bailleur Mody Dembélé. Le vendredi 23 février 2018, aux environs de 5 h, la famille Dembélé a été réveillée par des cris à l’appel au secours venant de l’épouse de leur voisin Mamadou Diop. C’est ainsi que M. Dembélé s’est précipité vers leur domicile pour intervenir. Cependant, la porte était verrouillée et malgré son insistance en invitant le mari à l’ouvrir, personne n’obtempéra.

Alors,  il s’est fait aider par ses enfants pour défoncer les portes. Il fut stupéfait, car le couple baignait dans le sang sur un matelas posé à terre. Il a alerté aussitôt les agents du commissariat de police du 9e arrondissement de Bamako, lesquels ont constaté à leur arrivée, dans la chambre, les époux Mamadou Diop et Fatoumata Ana Mariko inertes, allongés sur un matelas deux places, couvert de sang, avec de graves blessures ouvertes sur certaines parties de leur corps, apparemment causées par un couteau commando maculé de sang et déposé sur la couchette entre les deux.

Avec l’aide de la protection civile, lesdits agents les ont évacué au CHU Gabriel Touré, où à l’arrivée, le médecin urgentiste a constaté le décès de la dame Fatoumata Ana Mariko pendant que Mamadou Diop a été admis pour des soins. A l’issue de l’enquête ouverte, ce dernier a été interpellé, poursuivi et inculpé devant le magistrat instructeur pour le chef d’infraction d’assassinat. Tant à l’enquête préliminaire qu’à l’information, l’inculpé a reconnu sans ambages les faits qui lui sont reprochés. Il a soutenu que son épouse n’était pas fidèle et qu’elle entretenait des relations extraconjugales avec d’autres hommes.

A ses dires, pour cette cause et malgré ses nombreuses mises en garde, ils étaient à leur septième déménagement à Sébénikoro afin d’amener sa femme à rompre ses relations adultérines avec certains hommes de leur voisinage.

Il a ajouté qu’à cette dernière résidence aussi, il remarquait que son épouse réservait des plats à manger à un autre homme avec qui, il la soupçonnait d’avoir des relations douteuses et malgré son opposition à cette attitude de sa femme, celle-ci y continuait.

Il a ajouté que le jour des faits, son épouse, non contente qu’il soit rentré à domicile un peu plus tard la nuit, l’a surpris dans son sommeil entre 4 h et 5 h du matin, pour lui planter un coup de poignard à l’abdomen. Selon ses dires, réveillé par des douleurs, il a déclaré avoir réussi à désarmer l’assaillante en lui prenant par la gorge d’une main pour la maîtriser et avec l’autre main, il lui a asséné un coup dudit couteau à la gorge.

A la barre de la chambre criminelle, Mamadou Diop a tout nié en bloc en se faisant passer pour un malade mental. Le président lui a rappelé qu’il a été découvert qu’il infligeait des violences à sa femme.

La défense de la victime a soutenu que l’accusé prétend ne pas être l’auteur de cette infraction alors qu’ils n’étaient que deux dans leur chambre. “Il fait semblant de ne comprendre ni le français ni le bambara alors qu’il a vécu plus de 20 années au Mali. Il déclare que la victime est encore vivante. Effectivement, si vous l’avez assassinée froidement, elle ne peut pas reposer en paix tant que justice n’est pas rendue. C’est pourquoi elle vous hante”, a-t-elle indiqué.

L’avocate a aussi souligné que la société a une part de responsabilité dans cette affaire parce qu’il est mal perçu chez nous que la femme atteigne la trentaine sans être mariée. “C’est pourquoi elle s’est mariée avec le premier venu, sans le connaître réellement. Et voilà, toute sa famille est endeuillée”, a-t-elle exprimé, avant de demander 50 millions de F CFA pour réparer le préjudice causé.

Le ministère public, dans son réquisitoire a demandé la condamnation à perpétuité à cause de la gravité des faits. Quant à l’avocat de l’accusé, il a plutôt plaidé un meurtre parce qu’il n’y a pas eu de préméditation.

Après les débats, le verdict a été remis au 24 février prochain.

                  Marie Dembélé

 

 

 

PEDOPHILIE SUR UNE FILLETTE DE 5 ANS :

Un vieux de 69 ans à la barre de la chambre criminelle

Demba Konaté a comparu à la barre de la chambre criminelle de Bamako pour pédophilie. C’était le mardi 17 février 2026. Après avoir reconnu les faits, le délibéré est attendu pour le 24 prochain.

e 3 décembre 2022, Aïssata Sanogo, une fillette de 5 ans, se plaignait de douleur au niveau de sa partie intime. Selon elle, ces douleurs seraient dues à des attouchements sexuels, exercés sur elle par le gardien de leur école. C’est au moment de sa toilette corporelle par sa mère, qu’elle se plaignait de ces douleurs. Sa mère en a informé directement son mari Adama Sanogo, père de la petite Aïssata. Le même jour, ce dernier s’est présenté à la Brigade territoriale de gendarmerie de Sénou avec sa fille pour porter plainte contre ledit gardien en la personne de Demba Konaté.

Interpellé par des éléments de cette brigade, il a sans détour, reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a notamment expliqué qu’il avait fait asseoir la fillette sur un banc pour ensuite introduire ses deux doigts dans la partie vaginale à quatre reprises. Avec deux épouses, la chambre criminelle a demandé à l’accusé comment il a pu poser un tel acte. Il a répondu que c’est un fait de Dieu, tout en confessant que c’est vraiment cruel de sa part.

Après les débats, le réquisitoire du parquet général et la plaidoirie de la défense, le délibéré a été renvoyé au 24 février prochain.    

                                                     

Marie Dembélé

 

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