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influence ou choc culturel ?

L’arrivée officielle de l’Église orthodoxe russe au Cameroun relance un débat sensible : pourquoi abandonner ses propres croyances pour adopter celles venues d’ailleurs ? Autorisée le 23 janvier 2026 à Yaoundé par décret présidentiel, cette implantation suscite interrogations et malaise chez certains observateurs. Entre diplomatie religieuse et influence culturelle étrangère, beaucoup se demandent quel intérêt réel Moscou poursuit. Les Camerounais doivent-ils accueillir toutes les croyances sans questionner leur impact sur leur identité ?

Entre influence religieuse et quête d’identité culturelle

L’autorisation accordée à l’Église orthodoxe russe marque une nouvelle étape dans l’expansion religieuse étrangère en Afrique. À Yaoundé, certains analystes y voient une stratégie d’influence culturelle plus large. L’historien des religions Jean-François Colosimo évoque même « une progression par opportunisme », soulignant les enjeux politiques derrière l’implantation spirituelle. Pour plusieurs observateurs locaux, cette situation interroge la capacité des sociétés africaines à valoriser leurs propres traditions face aux modèles importés.

Au Cameroun, où coexistent déjà de nombreuses confessions, la question dépasse la simple liberté religieuse. Des voix s’interrogent : pourquoi les croyances locales semblent-elles reculer alors que d’autres gagnent du terrain ? Dans la capitale politique, certains fidèles dénoncent une fascination pour l’extérieur qui fragilise l’ancrage culturel. Pourtant, aucun peuple ne s’est développé durablement en reniant ses racines spirituelles et symboliques.

Enfin, une interrogation revient avec insistance : la Russie accepterait-elle une promotion massive des croyances camerounaises sur son territoire ? Cette asymétrie alimente le débat sur les véritables objectifs d’une expansion religieuse présentée comme universelle mais perçue par certains comme un levier d’influence géopolitique.

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