C’est un geste sans précédent : Issa Tchiroma Bakary vient de décréter un “jour férié total” sur toute l’étendue du Cameroun, comme s’il exerçait déjà le pouvoir suprême. Cette décision, annoncée le 20 novembre 2025, provoque un choc national et un malaise politique profond.
Un habitant de Biyem-Assi confie, stupéfait : « On dirait qu’il dirige déjà le pays… vraiment ça dépasse ! ».
Tchiroma justifie ce jour férié par la nécessité d’honorer les victimes de la crise électorale.
Mais au lendemain de cette proclamation, une question trouble tout le pays : jusqu’où ira Tchiroma dans son bras de fer avec le pouvoir officiel ?
Jour férié total Tchiroma : un acte présidentiel assumé malgré la crise
Issa Tchiroma Bakary a annoncé que le vendredi 21 novembre 2025 sera un jour férié total, affirmant que :
- aucune entreprise ne doit fonctionner,
- aucun service public ne doit ouvrir,
- tous les Camerounais doivent observer une minute de silence à midi,
- des rassemblements religieux doivent être organisés pour honorer les victimes.
Pour ses partisans, il s’agit d’un acte de dignité nationale et d’un hommage nécessaire aux “martyrs” tombés pendant la crise électorale.
Pour ses détracteurs, il s’agit d’un coup de force symbolique, une manière de se poser en président parallèle, contournant les institutions officielles.
Un cadre administratif de Yaoundé lâche, amer :
« Décréter les jours fériés, c’est la prérogative du chef de l’État. Tchiroma franchit clairement une ligne rouge. »
Une ligne rouge politique : défi direct à Paul Biya et au régime
Dans sa déclaration, Tchiroma affirme être le président élu par le peuple le 12 octobre 2025, accusant le régime de « vol électoral » et de « parjure ».
Il demande aux Camerounais d’observer ce jour férié comme un acte de résistance, rappelant au passage les crises de 1955, du 26 mai 1990 et des émeutes de 2008.
Cette stratégie choque le camp présidentiel :
en déclarant un jour férié, Tchiroma s’immisce dans l’un des actes régaliennes les plus symboliques du pouvoir, un domaine jusque-là réservé au président Paul Biya.
Des voix parlent déjà d’une provocation calculée, voire d’un test visant à mesurer l’adhésion populaire.
À Douala, un commerçant de Makepe résume l’ambiance :
« Si des gens suivent vraiment le mot d’ordre… là, ça va chauffer dans le pays. »
En proclamant un jour férié total, Issa Tchiroma ne se contente plus de contester. Il agit comme s’il détenait déjà le pouvoir, franchissant une ligne rouge politique qui pourrait redéfinir l’équilibre des forces dans la crise actuelle.
Mais la vraie question reste : Paul Biya laissera-t-il ce défi se poursuivre ou répondra-t-il avec fermeté ?
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