Il avait été condamné, le lundi 30 décembre 2024, par le pôle national spécialisé dans la lutte contre la cybercriminalité, à deux ans de prison, dont un an ferme, pour « offense commise publiquement envers un chef d’État étranger » et « injure commise par le biais d’une information ».
L’accusé, qui vient de passer un an derrière les barreaux, avait plaidé non coupable, réfutant les chefs d’accusation selon lesquels il aurait proféré « une offense ou une injure » contre un dirigeant étranger. Lors de son jugement, le 23 décembre 2024, Issa Kaou Djim avait précisé que les propos tenus sur les antennes d’une chaîne de télévision privée n’étaient nullement destinés au président du Burkina Faso. Pour sa défense, il était allé jusqu’à présenter, au prétoire, ses excuses au peuple burkinabè si ses déclarations avaient causé du tort à une tierce personne.
Pour rappel, les ennuis judiciaires de Issa Kaou Djim ont commencé après son passage comme invité dans l’émission « Rendez-vous des idées » sur Joliba TV News, le dimanche 10 novembre 2024. Commentant la dernière tentative de coup d’État déjouée au Burkina Faso, il avait mis en doute les raisons avancées par les autorités burkinabè dans des termes jugés « gravissimes » par le Conseil supérieur de la communication du pays des hommes intègres.
Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net
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