Les travaux de la session de formation sur la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive ont pris fin mercredi dernier, dans la salle de conférence du gouvernorat de Koulikoro. Placée sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Mohamar Haïdara, la cérémonie de clôture a enregistré la présence du représentant du Projet d’appui aux structures de gouvernance (PASG), Abdoulaye N’diaye, du président de la Cellule nationale du traitement de l’information financière (Centif), Idrissa Mahamar Haïdara et de plusieurs autres invités.
Cet atelier a été organisé par Pyramis audit et conseil SAS en collaboration avec la Centif avec l’appui financier de la Banque africaine de développement (BAD). Il était destiné aux autorités judiciaires, aux forces de sécurité, à l’administration douanière et la Centif.
Le président de la Centif a expliqué que la thématique permettra de former les participants sur l’utilisation du renseignement financier, la confiscation des avoirs, l’entraide judiciaire et la coopération. Idrissa Mahamar Haïdara a indiqué que la session contribuera au renforcement de l’efficacité de notre dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.
Il a précisé que le dispositif comprend deux grands compartiments; à savoir un cadre juridique et institutionnel techniquement conforme aux recommandations du Groupe d’action financière (Gafi) et la mise en œuvre et le fonctionnement efficace de cet ensemble.
Le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Koulikoro a fait savoir que le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (BC/FT) ne sont pas des délits abstraits. Mohamar Haïdara dira qu’ils sont des mécanismes insidieux qui alimentent la criminalité organisée, fragilisent nos institutions et compromettent la sécurité nationale. Et de poursuivre qu’ils exploitent les failles de nos systèmes de contrôle, les zones grises de nos économies et parfois même les limites de notre coordination interinstitutionnelle.
Le représentant du gouverneur a relevé que l’impact du blanchiment demeure néfaste, en lien étroit avec les activités criminelles comme le trafic de drogue, le recel, la contre bande, la corruption, l’atteinte aux biens publics, le vol, l’abus de confiance et la cybercriminalité. Mohamar Haïdara a, par ailleurs, indiqué que le blanchiment de capitaux entraîne des effets délétères sur l’économie, mais aussi sur le bien-être social du pays.
C’est pourquoi, a-t-il argumenté, il est important que les enquêteurs des forces de sécurité, les agents de contrôle des douanes, des eaux et forêts et les analystes travaillent en synergie, avec des outils communs, des réflexes partagés et une compréhension fine des menaces et vulnérabilités, des typologies et des schémas d’opération des criminels.
Pour le représentant du PASG, cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du PASG. Abdoulaye N’diaye a signalé que cette session de formation rentre dans le cadre de la mise en œuvre de la 1è composante du projet, à savoir le renforcement des capacités en matière de lutte contre la corruption, l’enrichissement et les flux financiers illicites à travers un soutien à la Centif et l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei).
Amadou Libo DIARRA Amap-Koulikoro
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