Le constat est brutal et fait grincer des dents. Depuis l’arrivée de Samuel Eto’o à la tête de la FECAFOOT, le Cameroun peine à renouer avec la gloire continentale. Éliminations, polémiques, espoirs déçus : la CAN semble lui échapper, encore et toujours. À Yaoundé, ce sentiment de malchance colle désormais à son magistère. L’histoire joue-t-elle contre Eto’o, malgré son aura de légende du football africain ?
Samuel Eto’o CAN : une histoire qui ne sourit pas
Les chiffres rappellent la grandeur passée des Lions Indomptables. Le Cameroun a disputé 7 finales de CAN, remporté 5 titres (1984, 1988, 2000, 2002, 2017) et perdu 2 finales, toutes face à l’Égypte en 1986 et 2008. Mais un détail frappe : aucun sacre n’a été remporté sous la présidence de Samuel Eto’o. Une réalité qui nourrit le discours sur sa malchance persistante.
L’histoire montre pourtant que chaque trophée a été gagné sous d’autres dirigeants : Gottlieb Titti en 1984, Issa Hayatou en 1988, Iya Mohammed en 2000 et 2002, puis Tombi À Roko Sidiki en 2017. Des périodes marquées par une stabilité institutionnelle et une continuité sportive. À l’inverse, l’ère actuelle est secouée par des crises internes et des résultats irréguliers, malgré un potentiel reconnu.
Pour beaucoup d’observateurs à Douala, Eto’o paie un paradoxe cruel : immense joueur, dirigeant confronté à une CAN impitoyable. Une seule phrase revient dans les débats, lourde de sens : « La CAN ne pardonne rien. »
La compétition, capricieuse par nature, semble refuser de lui offrir la réussite qu’il a connue sur le terrain.
Samuel Eto’o reste une légende, mais la CAN lui résiste encore comme dirigeant. Entre héritage glorieux et présent frustrant, la malchance semble s’acharner. La question demeure : cette série noire finira-t-elle un jour par se briser ?
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