Top Header Ad

L’Algérie face au Mali : La fin de l’arrogance et le crépuscule d’une diplomatie de «Cow-boy»

La rhétorique d’Alger, tentant de faire passer les dirigeants maliens pour des «ingrats» sous prétexte qu’ils ont été formés dans ses universités, se heurte à une réalité historique implacable : l’Algérie a une dette de sang et de reconnaissance envers le Mali qui remonte à 1958, bien avant que la première bourse ne soit octroyée.

Le mythe de l’ingratitude : une insulte à l’histoire

L’arrogance du président Tebboune, s’attaquant ouvertement au ministre Abdoulaye Diop et au Premier ministre Abdoulaye Maïga, est le signe d’une diplomatie aux abois. Rappelons les faits : de 1958 à l’indépendance algérienne, le Mali a été le sanctuaire logistique et politique du FLN. Sans l’appui indéfectible de Bamako, la lutte de libération algérienne n’aurait pas eu la même résonance. Pendant des décennies, le Mali a consenti des avantages et des faveurs stratégiques à son voisin du Nord, souvent au détriment de sa propre sécurité. Faire aujourd’hui le procès en «ingratitude» à des ministres de la République est une liberté de trop, une audace que la dignité malienne ne peut plus tolérer.

L’instrumentalisation des bourses : une trahison de la souveraineté

Le cœur de la malveillance politique d’Alger s’est niché dans sa politique de bourses d’études. Sous couvert d’aide à la formation, l’Algérie a sciemment cherché à minimiser l’État malien. En plaçant, dès 2007 puis en 2015, la CMA et le MNLA sur un pied d’égalité avec l’État légitime dans l’octroi des quotas, Alger a élevé des groupes armés au rang d’institutions étatiques.

Cette politique inéquitable a eu tendance d’imposer un affaiblissement constant et humiliant de l’État malien avec la complicité et le silence du peuple.

Le clientélisme forcé : des familles maliennes ont été contraintes de s’abaisser devant Alghabass Ag Intalla ou d’autres responsables de la CMA pour espérer une éducation pour leurs enfants.

L’absurdité des quotas : Alger a persisté à attribuer des bourses à une CMA qui ne disposait même pas d’un nombre suffisant de bacheliers, prouvant que l’objectif n’était pas l’éducation, mais la légitimation d’une rébellion sous tutelle.

La rupture : du paternalisme à la souveraineté intégrale

Avec le leadership du Général d’Armée Assimi Goïta et la reprise de Kidal le 14 novembre 2023, l’époque de la main forcée est révolue. Le Mali ne troquera jamais son âme contre quelques bourses. Le basculement vers de nouveaux axes de coopération – notamment la clarté russe et le pragmatisme marocain via l’Initiative Royale pour l’Atlantique – offre au Mali des alternatives crédibles, loin des «ambiguïtés françaises» et du paternalisme algérien.

L’ère de la diplomatie cavalière, celle des «cow-boys» diplomatiques qui pensent pouvoir dicter leur loi à un pays souverain, est actée comme appartenant au passé. En dénonçant l’Accord d’Alger, le Mali a repris les rênes de son destin. La vision «Mali Kura 2063» se construit désormais sur des partenariats mutuellement respectueux, où la dignité nationale est la seule boussole.

En chœur, tous à l’unisson pour achever l’hydre politique : “Monsieur Tebboune, le Mali n’a pas besoin de tes bourses pour exister. La nation malienne se construit sur ses propres valeurs et sur des alliances choisies, non subies”.

En conclusion, l’ingratitude n’est pas du côté de ceux qui revendiquent leur liberté, mais du côté de ceux qui ont oublié l’asile et le soutien offerts par le Mali quand leur propre liberté était en jeu. “Juru doň ye Juru sara ye” (1)

L’Aube / La Rédaction

 (1) : traduction proposée (savoir contracter une dette c’est aussi savoir s’en acquitter à temps “.

Crédito: Link de origem

Leave A Reply

Your email address will not be published.