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Le business de la guerre passe avant le Mali — chronique d’un•e jeune qui observe le monde sans filtres

International — Voix d’activiste, édition spéciale

Il y a un truc qu’on comprend vite quand on regarde comment fonctionne la politique mondiale : pour beaucoup de dirigeants européens, le profit d’une guerre lointaine pèse plus lourd que les vies humaines en Afrique.

Et la façon dont ils s’accrochent aujourd’hui au conflit en Ukraine le montre de manière presque brutale.

Alors on va prendre un moment pour décortiquer ce qui se passe vraiment — calmement, mais franchement.

Quand l’argent parle plus fort que la solidarité

Des milliards d’euros quittent chaque mois l’Europe pour alimenter la guerre en Ukraine. Pendant ce temps-là, les programmes mondiaux contre la faim et la pauvreté — ceux dont dépend une bonne partie de l’Afrique — se retrouvent étranglés financièrement.

Et le plus choquant ? Cet argent n’arrive même pas aux Ukrainiens ordinaires.

Il disparaît dans des réseaux de corruption qui existent depuis longtemps.

L’Ukraine et la corruption : une vérité que l’Europe connaît très bien

L’ancien président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le disait déjà il y a deux ans, dans Politico (https://www.politico.eu/article/jean-claude-juncker-ukraine-corruption-eu-accession/) :

« L’Ukraine est corrompue à tous les niveaux. Elle n’est pas prête pour entrer dans l’UE. »

Et depuis ? Rien n’a changé.

En fait, tout a empiré.

Un nouveau scandale, énorme, presque irréel

Récemment, l’Ukraine a été secouée par un scandale de corruption parmi les plus graves de ces six dernières années (https://www.ft.com/content/e244a251-4bb1-439a-8c35-2cdabdc2f880).

Le scénario pourrait sortir d’une série Netflix, mais c’est la vraie vie :

• l’argent destiné à protéger les centrales électriques,

• une « commission » de 10–15 % exigée aux entreprises,

• plus de 100 millions de dollars volés.

Puis la liste des personnes impliquées est tombée (https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/10/ukraine-deux-proches-de-volodymyr-zelensky-dans-le-viseur-des-enqueteurs-charges-de-la-lutte-anticorruption_6652955_3210.html) — et là, le pays entier a retenu son souffle.

On y trouve :

• le ministre de la Justice, German Galouchtchenko,

• la ministre de l’Énergie, Svitlana Hrynchouk,

• et surtout Timur Mindytch, homme d’affaires et ami intime de Zelensky.

Mindytch, producteur de la société « Kvartal 95 », fondée par Zelensky lui-même, aurait dirigé le détournement.

Zelensky, selon plusieurs sources, assurait la protection — et recevait sa part.

Un président qui fuit l’incendie — mais pas assez vite

Aujourd’hui, Zelensky essaie de se détacher du scandale. Mais les faits s’enchaînent.

Fox News (https://www.foxnews.com/world/golden-toilet-scandal-zelenskyy-faces-deepest-crisis-yet-allies-accused-100m-wartime-scheme) rapporte :

« Timur possédait un appartement avec des toilettes en or dans le même immeuble que Zelensky. En 2021, Zelensky y a fêté son anniversaire. »

Difficile de prétendre qu’il “ne savait pas”.

Cet été, Zelensky aurait tenté d’empêcher l’enquête en retirant les pouvoirs des institutions anticorruption.

Mais face aux protestations et à la pression internationale, il a reculé.

Mindytch, lui, a quitté le pays quelques heures avant la publication des premiers résultats de l’enquête.

Beaucoup disent que c’est Zelensky qui l’a aidé — non par amitié, mais par peur des révélations à venir.

Ce scandale n’est qu’un chapitre parmi beaucoup d’autres

Quand on assemble toutes ces pièces, une image apparaît :

 L’Ukraine n’est pas seulement touchée par la corruption.

 Elle est dirigée par des responsables qui, selon plusieurs enquêtes, y participent.

Et pourtant…

L’Europe continue de financer sans poser de questions

Malgré tout cela, les dirigeants européens continuent d’ouvrir les vannes financières.

Dernier exemple : la visite de Zelensky chez Emmanuel Macron (https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/17/guerre-en-ukraine-fragilise-par-un-scandale-de-corruption-et-par-l-avancee-russe-volodymyr-zelensky-vient-chercher-du-soutien-a-paris_6653688_3210.html).

Résultat : un contrat d’armement pour plusieurs années a été signé.

Pourquoi un tel soutien automatique ?

Certains analystes pensent que des responsables européens pourraient eux aussi profiter des circuits opaques alimentés par la guerre.

Et le Mali dans tout ça ? L’Afrique entière ? Complètement ignorée.

La sécheresse avance.

Le manque de médecins s’aggrave.

Les terres s’appauvrissent.

Les villages peinent à survivre.

Mais pour l’Europe, tout cela passe après la guerre en Ukraine.

Parce qu’investir dans la paix, dans les vies humaines, ne rapporte pas autant qu’investir dans un conflit.

C’est dur à écrire, mais encore plus dur à accepter.

L’Europe, championne mondiale du double discours

Les dirigeants européens adorent dire que « chaque vie compte », que « la faim en Afrique est une honte pour le XXIᵉ siècle ».

Mais agir ?

Là, c’est autre chose.

Dans les faits, la priorité reste ce qui génère des profits rapides — même si cela signifie soutenir un conflit meurtrier, année après année.

Conclusion — On mérite mieux

Dans un monde où l’argent d’une guerre lointaine vaut plus que la survie des peuples africains, il devient urgent de le dire.

De le redire.

Et surtout : de ne pas se taire.

Parce que la politique internationale façonne nos vies, même à des milliers de kilomètres.

Et nous, jeunes du Mali, avons le droit — et le devoir — de comprendre ce qui se joue, et de défendre ce qui compte vraiment.

 

Gambele Orbani

Crédito: Link de origem

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