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Le Fonds d’intervention pour l’environnement et les autorités provinciales en concertation pour accélérer l’exécution des projets PDIC/REDD+ – BurkinaInfo – Toute l’information du Burkina Faso en temps réel

Cet atelier d’échanges vise à renforcer la compréhension et l’implication des autorités de tutelle des communes dans le processus de mise en œuvre des PDIC/REDD+. Il s’agit également de faire le point de l’exécution des projets, d’identifier les difficultés rencontrées et de proposer des solutions concrètes pour améliorer les taux de décaissement, afin de permettre une consommation optimale des ressources financières dans les délais impartis.

Dans le discours d’ouverture du gouverneur de la région du Guiriko, lu par le haut-commissaire de la province du Tuy, Issiaka Segda, il a été rappelé que le Projet de gestion durable des paysages communaux pour la REDD+ (PGPC/REDD+) est le fruit de la coopération entre le Burkina Faso et la Banque mondiale. Ce projet a pour objectif de renforcer la gestion durable des paysages et d’améliorer la génération de revenus dans les zones forestières ciblées du pays.

Le FIE et les autorités provinciales en concertation pour accélérer l’exécution des projets PDIC/REDD+

Dans sa stratégie d’intervention, le PGPC/REDD+ a prévu ainsi la mise en place, au niveau communal, des PDIC/REDD+ afin d’impliquer activement les communautés locales et de valoriser leurs savoir-faire endogènes dans la gestion des ressources naturelles. Depuis 2024, ce sont au total 54 PDIC/REDD+ qui ont été mis en œuvre dans huit régions du Burkina Faso, à travers des conventions signées avec le ministre en charge de l’environnement.

Chaque projet bénéficie d’une subvention comprise entre 200 et 300 millions de FCFA, placée sous la maîtrise d’ouvrage directe des communes pour la réalisation des investissements prévus. Toutefois, après deux années de mise en œuvre, des retards significatifs ont été constatés dans l’exécution des activités, entraînant un faible taux de décaissement des fonds.

Une vue des participants de l’atelier à Bobo-Dioulasso

Une rencontre pour lever les blocages

Face à ces difficultés, le Fonds d’intervention pour l’environnement, chargé de la facilitation fiduciaire des PDIC/REDD+, a jugé nécessaire d’organiser des rencontres d’échanges entre les hauts-commissaires et les présidents de délégations spéciales. L’objectif est de renforcer l’implication des autorités provinciales, afin d’accroître la redevabilité et l’engagement des équipes communales dans la mise en œuvre des projets.

Pour le représentant du gouverneur du Guiriko, cet atelier constitue une opportunité majeure pour informer et sensibiliser les autorités de tutelle sur les mécanismes de mise en œuvre des PDIC/REDD+, dresser un bilan objectif de leur exécution et proposer des solutions pertinentes pour améliorer les performances financières. Il invite l’ensemble des participants à contribuer activement aux échanges afin d’aboutir à des recommandations fortes, gage d’une meilleure atteinte des résultats attendus.

Il a par ailleurs salué l’initiative du FIE et de l’Unité de gestion du projet (UGP) du PGPC/REDD+ pour l’organisation de cette rencontre dans le Guiriko, tout en réitérant les remerciements du gouvernement burkinabè à la Banque mondiale pour son accompagnement dans la protection de l’environnement et l’amélioration des conditions de vie des populations.

La photo de famille à l’issue de la cérémonie d’ouverture des travaux

Des projets verts au cœur de la stratégie environnementale

Prenant la parole, le directeur général du FIE, Delwendé Davy Nanéma, a indiqué que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des projets de développement intégré communaux, qui constituent des sous-projets de gestion durable des paysages communaux. À terme, ces projets concerneront au moins 96 communes à travers le pays, dont 60 sont déjà engagées dans le processus depuis le démarrage effectif en 2023.

Il rappelle que la maîtrise d’ouvrage de ces projets est assurée par les communes bénéficiaires, avec des financements allant de 200 à 300 millions de FCFA par commune. « Ce sont des projets verts, orientés vers la conservation des espaces forestiers, le reboisement et la gestion durable des ressources naturelles », a-t-il précisé. Selon lui, la rencontre de Bobo-Dioulasso permettra de faire un état des lieux de la mise en œuvre au niveau communal et de réfléchir collectivement aux solutions à apporter pour accélérer l’exécution dans les délais.

Le directeur général du FIE, Delwendé Davy Nanéma, rappelant les objectifs de l’atelier

Une approche inclusive et multi-acteurs

Pour sa part, le coordonnateur du projet PGPC/REDD+, Soumaïla Bernard Tougma, a salué l’organisation de cet atelier qui offre, dit-il, un cadre d’échanges entre les PDS des communes bénéficiaires et les hauts-commissaires. Il a souligné que le FIE a déjà organisé ce type de rencontres dans trois autres régions et que celle de Bobo-Dioulasso constitue la quatrième du genre.

Le coordonnateur du PGPC/REDD+, Soumaïla Bernard Tougma, a salué l’organisation de cet atelier

Selon lui, cette concertation est d’autant plus importante que le PGPC/REDD+ repose sur une approche inclusive et multi-acteurs, impliquant plusieurs secteurs et niveaux d’intervention. Les hauts-commissaires, en tant qu’autorités provinciales, jouent un rôle clé dans l’orientation, le conseil et l’accompagnement des équipes communales face aux difficultés rencontrées. Il a enfin rappelé que le PGPC/REDD+ intervient dans huit régions administratives du Burkina Faso et couvre actuellement 96 communes. Lancé en 2023 pour une durée de six ans, le projet est à mi-parcours et devrait s’achever en juin 2028.

Romuald Dofini

Lefaso.net


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