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le ministère chargé de la Justice valorise les mécanismes traditionnels à Bobo-Dioulasso – BurkinaInfo – Toute l’information du Burkina Faso en temps réel


Le ministère en charge de la Justice organise, du 13 au 15 novembre 2025, une série d’activités à Bobo-Dioulasso pour marquer la commémoration de la Journée internationale de la paix et de la tolérance. La cérémonie d’ouverture s’est tenue le 13 novembre à la Maison de la culture Mgr Anselme Titianma Sanon. Elle été consacrée à une série de témoignages sur les cas de conflits résolus dans la région du Guiriko.

Au cours de cet événement, des ressortissants des départements de Boni, Satiri, Orodara et Karangasso Vigué, tous de la région du Guiriko, ont témoigné devant l’assemblée de cas de conflits résolus grâce à l’implication des autorités coutumières, administratives et des communautés elles-mêmes.

Par exemple, Lombo Lanou est un ressortissant du département de Boni. Il a été accusé de pratiquer la sorcellerie et causé la mort d’une personne. Il a affirmé avoir été chassé de son village, obligé d’abandonner son champ durant des mois. Mais suite aux différentes interventions ils se sont compris, le conflit résolu et il a pu rejoindre son village.

Harouna Kadio, le Secrétaire général du ministère en charge de la Justice, a présidé la cérémonie. Il a rappelé que bien que la paix soit enseignée partout, elle réside profondément dans nos traditions. Les mécanismes endogènes constituent un socle pour anticiper et désamorcer les tensions avant qu’elles ne dégénèrent, selon lui. « La guerre est comme une mauvaise herbe. Elle commence dans le jardin comme de rien du tout et, lorsqu’on ne l’arrache pas, elle prend des proportions graves », a-t-il déclaré.

Harouna Kadio a aussi rappelé que le Président du Faso, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, a instruit l’adoption de la loi ‘’Faso Bukaore’’, destinée à institutionnaliser et renforcer ces mécanismes traditionnels. Il a, au nom du ministre garde des Sceaux, appelé les populations du Guiriko à préserver la cohésion sociale. « La paix est une ressource précieuse. Il faut la cultiver chaque jour, la faire grandir. C’est le chemin le plus sûr vers la prospérité et le développement », a-t-il laissé entendre.

Les passerelles pour des perspectives heureuses sont désormais lancée

Présent à cette activité, le représentant pays de l’ONG néerlandaise PAX, Roger Minoungou, a salué la mobilisation des acteurs locaux engagés dans la prévention des conflits. la dynamique nationale vise aujourd’hui à renforcer toutes les initiatives susceptibles d’aider le Burkina Faso à retrouver une paix fortement éprouvée ces dernières années, selon lui.

Il a aussi rappelé que l’ONG PAX travaille en étroite collaboration avec la Direction de la promotion de la paix et de la citoyenneté du ministère en charge de la Justice. Même si tous les conflits identifiés dans le Guiriko ne sont pas encore résolus, les passerelles pour des perspectives heureuses sont désormais lancées, selon lui.

Faso7

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