Top Header Ad

Le ministre Mamoudou Kassogue au lancement de la semaine de la justice 2026 : "Nous n’avons pas droit à l’échec quant à la construction de la nouvelle justice" "La justice a réalisé des pas géants que personne ne pouvait imaginer depuis la rectification de la Transition"

Profitant du lancement de la 4e édition de la Semaine de la justice, le lundi 9 février 2026, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a exprimé toute sa gratitude infinie à l’endroit du président Assimi Goïta, président du Conseil supérieur de la magistrature, pour son accompagnement et son soutien constant et inestimable à son département dans la mise en œuvre de cette activité, qui prendra fin ce samedi par un déjeuner-débat au CICB. “La Semaine de la justice est une initiative qui a démontré que la justice n’est plus, désormais, la ‘Grande muette’ se complaisant dans une posture stéréotypée et incomprise ayant contribué à creuser davantage un fossé entre l’institution judiciaire et les citoyens”, a précisé le ministre Kassogué. En ce qui concerne la lutte contre l’impunité, particulièrement en matière de corruption et de délinquance économique et financière, précisera-t-il, “les deux dernières années du Pôle national économique et Financier, 2024 et 2025, ont été un tournant décisif avec des procédures ayant abouti à des centaines de milliards de F CFA en termes de recouvrement direct et indirect au profit du trésor public”. Le discours intégral du ministre Mamoudou Kassogué.

Je voudrais au nom de l’Institution Judiciaire vous souhaiter la cordiale et très chaleureuse bienvenue à cette cérémonie de lancement de la quatrième édition de la semaine de la justice.

A cette heureuse occasion, j’exprime ma profonde gratitude et ma sincère reconnaissance pour votre présence massive et remarquable à cet important rendez-vous annuel désormais ancré dans les annales de la justice de notre pays.

Permettez-moi de saluer, avec enthousiasme et un plaisir réitéré, la présence de mes très chers collègues du gouvernement qui nous font l’honneur d’être à mes côtés pour rehausser l’éclat de cette cérémonie, mais aussi pour témoigner de l’intérêt que le gouvernement attache à cette activité qui a toujours bénéficié, depuis la première édition en 2022, de la très haute attention et du soutien capital du président de la Transition, chef de l’Etat, le général d’armée Assimi Goïta.

L’occasion est opportune d’exprimer notre gratitude infinie à l’endroit du président de la Transition, chef de l’Etat, président du Conseil supérieur de la magistrature, pour son accompagnement et son soutien constant et inestimable à notre Département dans la mise en œuvre de cette activité.

La semaine de justice est une initiative qui a démontré que la justice n’est plus, désormais, la «Grande muette» se complaisant dans une posture stéréotypée et incomprise ayant contribué à creuser davantage un fossé entre l’institution judiciaire et les citoyens. Une telle perception de la justice est à l’antipode du monde moderne où les citoyens cherchent à être informés en temps réel à travers les différents canaux de la communication qui leur sont facilement accessibles. Face à une telle situation, la justice n’a le choix que d’adapter ses moyens de communication, de se rapprocher davantage des citoyens et de leur proposer des réponses reflétant leurs préoccupations réelles.  A cet égard, ni l’indépendance de la justice ni la séparation des pouvoirs ne sauraient justifier l’inadaptation ou le manque de communication de la justice dans ses relations avec les citoyens.

Vous aurez donc compris le sens de l’institution de cette semaine de la justice, à travers laquelle la justice cherche à se rapprocher davantage des justiciables, à renforcer la visibilité de ses actions, mais aussi à amener l’institution judiciaire à s’acquitter de son devoir de redevabilité et de reddition de comptes auprès de nos concitoyens, voire du peuple au nom duquel la justice est rendue.

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

Le succès éclatant, qui a marqué les trois précédentes éditions, est, incontestablement et indubitablement, le résultat de la forte mobilisation de vous tous, comme nous le constatons également ce matin encore, attestant ainsi de l’intérêt que vous attachez à cette activité du Ministère de la justice et des Droits de l’Homme, mais aussi de l’engagement de chacune et de chacun de vous pour bâtir une justice répondant à nos aspirations, fondée sur les valeurs de crédibilité, d’efficacité, d’intégrité, d’accessibilité, de respectabilité et de respect dû aux usagers du service public de la justice.

Mes vifs et chaleureux remerciements vont à l’endroit de vous tous, Présidents des Institutions de la République, Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et représentants des Organisations internationales accréditées auprès de la République du Mali, pour votre disponibilité et votre présence habituelle à nos côtés, malgré les devoirs de vos charges et les contraintes liées à vos fonctions. 

Comme lors des précédentes éditions, nous sommes très honorés de constater la présence, à nos côtés, des Présidents des Autorités Administratives Indépendantes, des Partenaires Techniques et Financiers du secteur de la Justice, des Représentants de la Société civile et des organisations syndicales, des acteurs judiciaires et Hommes de médias qui démontrent, une fois de plus, l’intérêt qu’ils accordent à cette activité et leur attachement à la justice qui constitue l’un des piliers essentiels de l’Etat de droit.

A toutes et à tous, nous réitérons notre profonde gratitude et leur adressons nos sincères remerciements.

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

L’organisation du Forum national sur la justice, dont la phase nationale s’est tenue les 29 et 30 octobre 2025 à Bamako, à la suite des concertations régionales ayant concerné l’ensemble des dix-neuf (19) régions administratives du pays, était la concrétisation de notre volonté d’instaurer un débat franc dans le but d’améliorer la qualité du service public de la justice dans ses différents segments. 

Ces assises, deuxièmes du genre du Mali indépendant, après le Forum national sur la justice de 1999, a été une occasion historique à travers laquelle la justice a accepté de se livrer à un dialogue constructif avec les citoyens par des critiques, des observations, des suggestions et des recommandations, sans tabous ni faux-fuyants et dont les actes et les conclusions ont abouti à l’élaboration d’un document appelé «Livre blanc du Forum national».

Les deux cent dix-huit (218) recommandations formulées par les participants de cette importante rencontre nationale constituent, désormais, une boussole pour l’orientation des actions afin d’améliorer davantage la qualité de l’administration et de la distribution de la justice dans notre pays dans les prochaines années.

Permettez-moi de saisir cette occasion pour réitérer, au nom de l’institution judiciaire, nos sincères remerciements à l’endroit de toutes les personnes, toutes structures et organisations étatiques et non étatiques, toutes les autorités administratives et judiciaires qui ont qualitativement contribué pour l’atteinte des objectifs assignés à ces assises.

Je voudrais réitérer notre profonde gratitude et notre reconnaissance à l’endroit du président de la Transition, chef de l’Etat, Son Excellence le général d’armée Assimi Goïta et du Premier ministre, chef du gouvernement, le général de division Abdoulaye Maïga, pour leur soutien précieux et leur accompagnement dans la mise en œuvre de cette activité de mon Département.

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

La tenue de la semaine de la justice fait partie, désormais des occasions annuelles à travers lesquelles le Département de la justice peut communiquer sur les progrès réalisés et les perspectives dans une logique de renouvellement de notre engagement à poursuivre les réformes nécessaires pour la consolidation des avancées historiques accomplies ces dernières années.  

A cet égard, l’année 2025 a été celle de la confirmation quant aux retombées positives issues des premières reformes réalisées au triple plan juridique, institutionnel et organisationnel. En effet, après l’adoption du nouveau Code pénal et du nouveau Code de procédure pénale ainsi que la création de plusieurs nouvelles structures, il s’agissait de relever un défi majeur, celui de leur pleine opérationnalisation pour donner corps au nouveau visage de la justice reposant sur quatre grands axes :

– la lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière dans une dynamique de lutte globale contre l’impunité sous toutes ses formes ;

– le renforcement qualitatif et quantitatif des ressources humaines ;

– la modernisation de l’appareil judiciaire ;

– la nouvelle approche novatrice dans la gestion des droits de l’Homme.        

En ce qui concerne la lutte contre l’impunité, particulièrement en matière de corruption et de délinquance économique et financière, les deux dernières années du Pôle national économique et financier, 2024 et 2025, ont été un tournant décisif avec des procédures ayant abouti à des centaines de milliards de francs CFA en termes de recouvrement direct et indirect au profit du trésor public. Je puis vous dire que dans le traitement des affaires concernées et la mise en œuvre de la politique pénale en la matière, la justice n’a jamais été aussi indépendante.

Le soutien du président de la Transition, chef de l’Etat, en cette matière, l’engagement et l’intégrité des autorités judiciaires concernées ainsi que l’efficacité de la nouvelle politique pénale issue des réformes récentes expliquent, sans doute, ces résultats exceptionnels obtenus par le Pôle national économique et financier.

La bonne nouvelle dans ce domaine, c’est que l’action coordonnée du Pôle national économique et financier, des juridictions de droit commun et de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués permettra de lever les derniers obstacles pratiques et d’ouvrir la voie au déploiement d’une chaine plus efficace dans la saisie des avoirs criminels.

Dans cette même logique, le dispositif devrait se renforcer avec la mise en place d’une plateforme informatique mettant en réseaux les services judiciaires, notamment le Pôle national économique et financier, et l’ensemble des structures de contrôle, de vérification, d’inspection et de renseignements dans le but d’assurer un meilleur maillage, quels que soit le domaine, la matière, le secteur ou la zone géographique.  

La lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, étendue à celle contre le blanchiment de capitaux, la cybercriminalité et le financement du terrorisme, nécessite la mise en commun des compétences spécifiques avérées dans une approche globale, coordonnée et pragmatique tournée vers l’atteinte de résultats probants. Il s’agit d’utiliser des outils et des moyens permettant à l’État de surmonter des difficultés liées notamment à la porosité des frontières, à la complexité des matières, à l’innovation technique et technologique ainsi qu’aux insuffisances de la coopération judiciaire.  Avant de clore ce chapitre, je voudrais réaffirmer mon engagement, conformément à la vision du président de la Transition, chef de l’Etat, à poursuivre, de manière ferme et implacable, la lutte contre la corruption et les pratiques assimilées, en promettant qu’elle ne connaitra ni de «protégés» ni de «bras longs» pour que force puisse rester à la loi.  Pour espérer améliorer la qualité de la gouvernance, notre pays n’a d’autre choix que de lutter efficacement contre la corruption et les pratiques assimilées afin de sauvegarder les ressources publiques qui doivent être destinées, prioritairement, à l’investissement pour le développement socioéconomique de notre pays.    

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

Le deuxième axe du nouveau visage de la justice repose sur le renforcement quantitatif et qualitatif des ressources humaines.

C’est avec un grand ‘ouf’ de soulagement que la justice a accueilli dans ses rangs, 456 auditeurs de justice, en cours de formation, recrutés sur quatre (4) exercices budgétaires : 2022, 2023, 2024 et 2025. C’est presque l’équivalent des effectifs actuels de magistrats en activité établis à 498. 

Il n’est pas exagéré de dire que le “bateau” justice a été sauvé d’un naufrage qui était presque inévitable en raison de la diminution drastique des effectifs pour classer, en 2020, notre pays parmi les derniers au monde en matière de ratio juge/habitant établi à 1 pour 30 000 habitants, soit moins de 40% des normes et standards internationaux fixés à 1 pour 10 000 habitants.

Ces recrutements crédibles et qualitatifs ont fait naitre un nouvel espoir en raison des conditions exceptionnelles dans lesquelles ont été organisés les différents concours. En effet, le dispositif rigoureux mis en place pour l’organisation desdits concours n’a laissé aucune place pour des pratiques pouvant porter atteinte à la transparence et à la crédibilité des résultats. C’est la raison pour laquelle aucun incident, aucune procédure judiciaire n’a été signalé ou enregistré après la proclamation des résultats des concours organisés, de 2022 à 2025.

C’est donc à juste titre que la justice peut compter sur ces 456 futurs magistrats recrutés dans les conditions de transparence et de crédibilité reconnues par tous afin de renforcer, qualitativement, les ressources humaines appelées à porter l’institution judiciaire dans les prochaines années. 

Pour parachever cette œuvre salvatrice, ils bénéficieront d’un suivi particulier et d’une formation initiale rigoureuse à l’Institut national de formation judiciaire «Maître Demba Diallo». Je ne saurais passer sous silence la nécessité de poursuivre les efforts pour lutter contre les comportements déviants et les abus qui affectent, négativement, la qualité du service public de la justice et portent atteinte aux droits des justiciables. Sur ce plan, le contrôle interne, à travers l’Inspection des services judiciaires, va se renforcer pour extraire ‘les mauvaises graines’, sanctionner les auteurs indélicats, et promouvoir les valeurs de travail, d’efficacité, de probité et d’intégrité.

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

Aucun discours, aucune intervention sérieuse sur l’état de notre justice ne saurait occulter la question fondamentale liée à la modernisation de l’appareil judiciaire à travers l’usage des technologies de l’information et de la communication. Je veux dire que la dématérialisation des services judiciaires, objet de longues attentes et de recherches, s’impose, aujourd’hui, comme une nécessité absolue pour que la justice puisse être en phase avec les réalités du monde moderne.

C’est fort de cette conviction que mon département a entrepris une œuvre gigantesque avec l’Agence des technologies de l’information et de la communication (Agetic-Mali) pour concevoir une plateforme, e-justice, offrant des services en ligne, sur le casier judiciaire, le certificat de nationalité et les dossiers judiciaires. Il s’agit d’une œuvre qui révolutionne le service public de la justice avec des avantages incomparables liés au gain de temps, d’économie et d’efficacité, à la fois, pour les usagers du service public et pour les services judiciaires.

C’est avec une légitime fierté et un bonheur immense que j’annonce la délivrance digitale inaugurale du certificat de nationalité et du casier judiciaire dont la cérémonie est inscrite au programme de cette quatrième édition de la semaine de la justice.

La possibilité d’obtenir, de façon numérique, son casier judiciaire ou son certificat de nationalité, en, quelques minutes, ou celle d’obtenir un acte judiciaire dans les minutes qui suivent une audience, n’est plus un rêve avec la disponibilité de la plateforme e-justice, aujourd’hui, opérationnelle et dont le déploiement s’effectuera de façon progressive sur l’ensemble du territoire national.

Il s’agit, incontestablement, d’une prouesse technique et technologique réalisée à travers les compétences nationales, notamment les techniciens de l’Agetic-Mali et du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.Cette dynamique d’amélioration de la qualité du service public de la justice, à travers la dématérialisation des services judiciaires, est accompagnée des mesures de renforcement de l’accès des citoyens à la justice par des canaux d’accueil, d’information, d’orientation, de sensibilisation et de dénonciation.  C’est à cet effet que nous avons mis en place le numéro vert, «Binkani Kunafoni», au niveau de l’Inspection des services judiciaires qui a reçu plus de 450 appels.

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

Pour aborder le dernier point sur les avancées, je dirais que la gestion des questions de droits de l’homme a connu une nette amélioration avec la création de la direction nationale des droits de l’Homme qui est devenue une interlocutrice efficace dans l’environnement des structures étatiques et non étatiques dédiées aux droits de l’homme dans notre pays.  En effet par ses rapportages, ses analyses sur les rapports d’organisations nationales et internationales, sa coordination des actions étatiques à travers les départements ministériels, son soutien technique et son appui pour la participation de notre pays aux différentes rencontres internationales sur les droits de l’Homme, notamment à Genève, où siège le Conseil des Nations unies aux Droits de l’Homme, elle a occupé, pleinement, la place qui est la sienne dans la gestion institutionnelle des questions de droits de l’homme dans notre pays, justifiant amplement sa création en tant que service central au niveau du Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme.

Par la même occasion, notre pays a renforcé ses capacités endogènes à analyser et traiter les questions de droits de l’homme sous le prisme des réalités du pays, des contingences politiques et géostratégiques, faisant ainsi le distinguo, par un discernement adéquat, entre ce qui relève de la réalité et ce qui est motivé par une volonté d’instrumentalisation de la question des droits de l’homme contre notre pays, au niveau international.Nous ne cesserons jamais de le dire, notre pays, de par son histoire et sa riche culture, n’a de leçons à recevoir de personne en cette matière. 

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

La justice de notre pays, depuis la rectification de la Transition, sous le leadership éclairé de Son Excellence le général Assimi Goïta, a réalisé des pas géants que personne ne pouvait imaginer, il y a moins de dix (10) années de cela.

Avec son soutien et son accompagnement, ressentis à tous les niveaux, nous n’avons pas droit à l’échec quant à la construction de la nouvelle justice répondant aux aspirations des maliennes et des maliens.

C’est la raison pour laquelle nous sommes appelés à redoubler d’efforts pour consolider les acquis et capitaliser les expériences. Dans cette dynamique, les espoirs sont tournés vers l’adoption prochaine du nouveau Programme Décennal de Développement du secteur de la Justice dont le draft, déjà disponible, sera enrichi par les pertinentes recommandations issues du Forum National sur la Justice.

Il s’agira, notamment :

– de poursuivre les réformes pour l’amélioration du cadre institutionnel pour le bon accomplissement des missions assignées au Département ;

– de renforcer les ressources humaines, au plan quantitatif et qualitatif ;

– d’améliorer les conditions de travail par des infrastructures et des équipements adaptés ;

– de poursuivre les efforts de modernisation à travers le déploiement de la plateforme e-justice sur l’ensemble du territoire national et l’opérationnalité du logiciel de gestion des dossiers judiciaires.

Dans ces perspectives, la création du Pôle judiciaire foncier, pour donner corps aux hautes instructions du président de la Transition, chef de l’Etat, occupe une place de choix. Aussi, il n’est point besoin d’énumérer les raisons motivant la création d’un Pôle spécialisé dédié à la gestion judiciaire des litiges fonciers qui constituent l’une des préoccupations majeures de nos concitoyens, si on en juge par le volume des affaires traitées par les juridictions, les conséquences dévastatrices des décisions rendues, la contrariété de jugement, la lourdeur et la durée des procédures, mais aussi le désarroi des citoyens face aux abus et aux déviances des acteurs judiciaires.

Distingués invités,

Mesdames, Messieurs,

La Semaine de la justice est toujours une occasion pour appeler à ce qu’il convient d’appeler le contrat moral entre les professionnels de la justice et les citoyens, par lequel chacun doit pleinement jouer son rôle tout en se gardant de poser des actes qui sont de nature à affecter, négativement, la qualité du service public de la justice.

Comme j’aime le rappeler constamment, les professionnels de la justice sont mal fondés à donner des leçons ou à prononcer des décisions de condamnation à l’encontre des citoyens si eux-mêmes sont les premiers à transgresser allègrement la loi. C’est d’une évidence indubitable et une sagesse ancrée, le donneur de leçon, pour être crédible, doit lui-même donner l’exemple dans son comportement. C’est cette exemplarité qui est demandée, à vous tous, professionnels de la justice, avocats, magistrats, greffiers, notaires, experts judiciaires, Huissiers Commissaires de Justice, officiers et agents de police judiciaire.

Quant aux citoyens, l’idéal de justice, les règles morales, la citoyenneté assumée, sont autant de valeurs qui doivent triompher de la tentation et de l’usage de tout pouvoir et de toute influence susceptible de créer le déséquilibre, de dénaturer ou d’altérer la vérité. Il est vrai qu’il ne saurait y avoir de corruption sans corrupteur.   

Permettez-moi, avant de clore mon propos, de saisir également cette heureuse occasion pour adresser, à vous toutes et tous, mes vœux les meilleurs pour l’année 2026 en souhaitant qu’elle soit, pour chacune et chacun de vous, une année de paix, de cohésion, de concorde, de prospérité, de longévité, de succès et d’épanouissement individuel, professionnel et familial.

Je voudrais adresser enfin mes sincères remerciements et mes félicitations à la commission d’organisation pour la bonne organisation de la présente cérémonie.

En souhaitant plein succès aux activités programmées et en invitant toutes et tous à y prendre part, activement, je déclare lancée la 4è édition de la Semaine de la justice”.

Crédito: Link de origem

Leave A Reply

Your email address will not be published.