Top Header Ad

Le monde réagit à l’attaque américaine contre le Venezuela

Belgique

“La sécurité de nos ressortissants est une priorité absolue”, a déclaré sur X le ministre fédéral des Affaires étrangères, Maxime Prévot (Les Engagés), sans commenter davantage la situation sur le fond ni les informations concernant la capture et l’exfiltration du président Nicolás Maduro.

“Notre ambassade à Bogotá, compétente pour le Venezuela, ainsi que nos services à Bruxelles sont pleinement mobilisés”, a-t-il ajouté, précisant que la situation faisait “l’objet d’un suivi étroit, en coordination avec nos partenaires européens”.

Selon les Affaires étrangères, quelque 230 ressortissants belges se trouveraient actuellement au Venezuela.

Le PTB, de son côté, a condamné “les bombardements criminels et illégaux” contre le Venezuela. “Ces frappes délibérées constituent des crimes de guerre, commis au mépris de toute vie humaine et de toutes les normes du droit international”, poursuit le parti qui met sérieusement en doute l’argument américain de lutte contre le narcotrafic. “La véritable motivation est le pillage impérialiste: voler le pétrole et confisquer les ressources minières d’une nation souveraine. C’est la logique du banditisme érigée en politique d’État.”

Le président du Parti socialiste, Paul Magnette, a aussi exprimé sa solidarité avec le peuple vénézuélien, “seul souverain”. “On peut dénoncer le régime autoritaire de Maduro sans accepter l’ingérence impériale. Les interventions militaires, les mises en scène de puissance et le mépris du droit international ne libèrent aucun peuple. La démocratie ne s’exporte pas par les armes”, a-t-il écrit sur X.

Union européenne

La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, a samedi appelé à la “retenue” et au respect du droit international au Venezuela, samedi après l’annonce par le président américain Donald Trump de la “capture” de son homologue vénézuélien Nicolas Maduro.

Sur le réseau X, Kaja Kallas a précisé avoir eu un échange au téléphone avec le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, auquel elle a rappelé que l’UE contestait la légitimité démocratique de Nicolas Maduro. Mais “en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés. Nous appelons à la retenue”, a-t-elle écrit.

Russie

Le ministère russe des Affaires étrangères a condamné samedi l'”agression militaire” des Etats-Unis contre le Venezuela et a plaidé pour le dialogue afin d’éviter toute escalade de violence dans la région.

“Actuellement, il est avant tout crucial d’éviter une plus grande escalade et de concentrer ses efforts à trouver une issue à travers le dialogue”, indique dans un communiqué le ministère qui estime que les prétextes invoqués par les Etats-Unis pour attaquer le pays d’Amérique latine ne tiennent pas la route.

Iran

L’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a condamné “fermement l’attaque militaire américaine” contre ce pays après des explosions qui ont secoué samedi la capitale Caracas.

“Le ministère iranien des Affaires étrangères condamne fermement l’attaque militaire américaine contre le Venezuela et la violation flagrante de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays”, a indiqué dans un communiqué la diplomatie iranienne, fustigeant “l’agression illégale des États-Unis”, ennemi de la République islamique.

France

“Les USA de Trump s’emparent du pétrole du Venezuela en violant sa souveraineté avec une intervention militaire d’un autre âge et l’enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse”, a dénoncé sur le réseau social X l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon.

“Avec l’Ukraine, Gaza, la République démocratique du Congo, l’invasion est redevenue un mode opératoire”, a-t-il ajouté, estimant que “la paix du monde entier est en cause”.

Jean-Luc Mélenchon a estimé que le narcotrafic était un “prétexte” pour “détruire ce qu’il reste d’ordre international libre de la loi du plus fort”.

M. Mélenchon est régulièrement accusé d’être un soutien du président vénézuélien Nicolas Maduro, ce qu’il récuse, même si Hugo Chavez était un de ses modèles politiques.

Le patron du Parti socialiste Olivier Faure a lui affirmé sur X que “quoi que l’on pense de Maduro, cet acte doit être unanimement condamné. La force ne peut remplacer le droit”.

“C’est un pas de plus dans la délégitimation des institutions internationales et c’est à l’inverse un feu vert donné à tous les autocrates du monde”, a-t-il dit.

Le coordinateur de La France Insoumise Manuel Bompard a déclaré que les Etats-Unis “renouent avec les coups d’Etat et la guerre”.

“Les autorités françaises ont l’intention de dire quelque chose? Où sont les grands esprits de la liberté et de la démocratie, d’habitude si prompts à réagir?”, a-t-il ajouté.

Plus largement, LFI a appelé dans un communiqué “le gouvernement français à condamner sans ambiguïté cette guerre, à exiger un cessez-le-feu immédiat et à défendre la souveraineté du Venezuela. Dans l’immédiat, elle doit demander une réunion du conseil de sécurité de l’ONU”.

La cheffe des Ecologistes Marine Tondelier a de son côté critiqué les bombardements nocturnes au Venezuela sans mentionner la capture de Nicolas Maduro.

Elle a jugé que “cette attaque constitue une agression manifeste et illégale d’un état souverain” et que la France “doit condamner avec la plus grande fermeté cette énième violation du droit international”.

Espagne

Le gouvernement espagnol a proposé samedi de jouer les intermédiaires dans la crise entre le Venezuela et les États-Unis.

“L’Espagne appelle à la désescalade et à la modération”, a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, se disant “à cet égard (…) disposée à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle”.

Le gouvernement espagnol rappelle également qu’il n’avait “pas reconnu les résultats des élections du 28 juillet 2024”, officiellement remportées par Nicolas Maduro, un résultat contesté par l’opposition.

Colombie

Le président colombien, Gustavo Petro, a annoncé samedi avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela, après les attaques aériennes menées par les États-Unis sur son voisin.

M. Petro a qualifié ces bombardements d’”agression contre la souveraineté” de l’Amérique latine et affirmé qu’elles entraîneraient une crise humanitaire.

Allemagne

“Nous suivons de très près la situation au Venezuela et prenons connaissance des derniers rapports avec une grande inquiétude. Le ministère est en contact étroit avec l’ambassade à Caracas. La situation reste encore floue à certains égards. La cellule de crise du gouvernement allemand se réunit aujourd’hui au ministère”, a indiqué le ministère des Affaires étrangères allemand.

Pologne

“Nous assistons à une attaque des forces américaines contre Caracas, la capitale du Venezuela. L’année 2026 commence donc par un coup dur. Nous aurons l’occasion d’analyser les répercussions de cette attaque sur la situation dans notre région. Un événement comme l’attaque américaine d’aujourd’hui contre le Venezuela affecte le monde entier ; nous réagirons et nous préparerons à cette nouvelle situation”, a assuré le Premier ministre, Donald Tusk, lors d’une conférence de presse.

Italie

“La Première ministre, Giorgia Meloni, suit de près la situation au Venezuela et reste en contact permanent avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Antonio Tajani, notamment pour recueillir des informations sur nos compatriotes”, selon un communiqué des services de Mme Meloni.

Source: www.7sur7.be

Crédito: Link de origem

Leave A Reply

Your email address will not be published.