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le premier ministre expose la situation de la nation devant les députés – BurkinaInfo – Toute l’information du Burkina Faso en temps réel

Au plan sécuritaire, préoccupation centrale des Burkinabè depuis une dizaine d’années, il a indiqué que les Forces de défense et de sécurité (FDS) avaient reconquis 74% du territoire national contre 70,89% en décembre 2024 et 72,70%, début août 2025. Un résultat qui a permis la réouverture de 73 préfectures et mairies, plus de 600 structures éducatives, 38 formations sanitaires, ainsi que la libération et la réinstallation de 442 villages.

Le gouvernement a poursuivi le recrutement et la formation « sur notre sol » de 16000 FDS dont 2000 policiers et 15 000 Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Afin de disposer de ressources de qualité qui répondent à nos besoins, le gouvernement a ouvert l’Institut de l’Enseignement Militaire Supérieur Tiéfo Amoro et créé l’Institut Supérieur d’Aéronautique de Bobo-Dioulasso, destiné à la formation de pilotes et de techniciens aéronautiques dans une approche civilo-militaire.

Grâce au soutien populaire, le gouvernement a pu mobiliser en 2025, plus de 222 milliards de Franc CFA au compte du Fonds de soutien patriotique contre 175 milliards en 2024. Soit un total de plus de 496 milliards de F CFA mobilisés depuis son lancement en 2022 qui ont permis également la prise en charge sanitaire et psychosociale des combattants blessés, des personnes affectées par le terrorisme ainsi que des orphelins, les pupilles de la nation, et la formation des veuves aux activités génératrices de revenus.

Toujours au plan sécuritaire, des commissariats de police de secteurs, des commissariats de police mobile, une Brigade Motorisée de Sécurité et d’Intervention, 04 Brigades Anti Criminalité et de 14 Compagnies Républicaines de Sécurité ont été mis en place dans le but de rapprocher les services de sécurité aux populations. Sans oublier la création de la Brigade Laabal (droiture, probité et honnêteté Fulfuldé) à Ouaga et Bobo-Dioulasso avec pour mission de rétablir l’ordre et la discipline dans la cité.

Dans la lutte contre le banditisme, « plus de 98 000 patrouilles de sécurisation » ont été menées par les FDS notamment sur les bandes frontalières et dans les zones à forts défis sécuritaires, le démantèlement des réseaux criminels par l’interpellation de plusieurs individus et la saisie de milliers de motocyclettes, de quantités importantes de carburant, de stupéfiants et de numéraires.

Au plan social, plus de 22 000 tonnes de vivres et plus de 290 tonnes de médicaments ont été acheminées dans les zones à défis sécuritaires ; près de 59 000 ménages déplacés internes ont bénéficié d’articles ménagers essentiels ; plus de 18 000 ménages ont reçu des abris d’urgence et des milliers d’élèves et d’étudiants déplacés internes ont été accompagnés par des bourses et des soutiens divers, leur permettant de poursuivre leur scolarité.

En matière de cohésion sociale, l’adoption le 14 janvier 2026 dernier, de la loi « Faso Bu-kaoré » vient renforcer les mécanismes traditionnels et coutumiers de règlement des différends, en plus de la justice classique.

Selon le premier ministre, 1.450 milliards de FCFA, soit plus de 40% du budget, ont été consacrés à l’éducation et à la santé en 2025, notamment 11,79% pour le secteur de la santé et 28,34% pour le secteur de l’éducation. Un effort budgétaire qui vise à « permettre à notre pays d’améliorer la santé des populations, acquérir de nouvelles compétences, de booster sa productivité, l’innovation et sa croissance économique et de préparer sa jeunesse aux emplois plus qualifiés ».

Afin de bâtir un Burkinabè réellement patriote, prêt à servir la Révolution progressiste et populaire, le gouvernement a institué l’immersion patriotique à l’attention de la jeunesse et la première année qui s’est « déroulée dans 29 localités a concerné plus de 59.000 nouveaux bacheliers auxquels des rudiments pour affronter la vie ont été inculqués, en lien avec l’entrepreneuriat, les valeurs civiques, le patriotisme et l’engagement citoyen, les enjeux géopolitiques, l’idéologie et le développement, la cohésion sociale et les relations intercommunautaires ». A quoi s’ajoutent les « camps vacances Faso Mêbo » qui ont réuni 910 enfants toujours dans la dynamique de refondation nationale, laquelle place la jeunesse au cœur de la construction d’un Burkina Faso plus uni et résilient.

S’agissant de la politique sanitaire, l’opérationnalisation du nouveau centre hospitalier universitaire de Pala et du Centre de radiothérapie à Bobo-Dioulasso et de 25 centres de santé et de promotion sociale ont permis d’étoffer l’offre de soins aux populations. A noter le « Plan 1000×5 » visant à renforcer les capacités dans les ressources humaines, le recrutement de plus 2 000 paramédicaux et de plus de 1 700 médecins généralistes pour la spécialisation dans 53 spécialités médicochirurgicales, 171 pharmaciens dans 16 spécialités pharmaceutiques et 40 chirurgiens-dentistes dans 15 spécialités de chirurgie dentaire.


Rejetant le modèle économique néolibérale, le gouvernement du premier ministre Ouédraogo croit dur comme fer que l’Etat doit jouer pleinement son rôle régalien en détenant les leviers fondamentaux du développement économique.

Secteur central dans le combat de la souveraineté nationale, l’agriculture à travers l’Offensive Agropastorale et Halieutique et par l’Initiative présidentielle pour la production agricole et

l’autosuffisance alimentaire a fait l’objet d’une attention particulière du gouvernement.

Résultat, la campagne agropastorale 2025-2026 a « enregistré une production céréalière nationale estimée à plus de 7 000 000 de tonnes, portant le taux de couverture des besoins céréaliers à 126,6 %, un niveau excédentaire historique pour notre pays. La production de riz s’est établie à plus de 1 000 000 de tonnes, représentant une hausse 49,34 % par rapport à la campagne 2024-2025 ». Des résultats obtenus grâce aux aménagements de plus de 35 000 hectares de périmètres irrigués, le labour gratuit ou à prix subventionné de plus de 51 000 hectares, l’encadrement renforcé des producteurs, la subvention de près de 70 000 tonnes d’engrais, ainsi que de la diffusion de plus de 12 000 tonnes de semences améliorées.

Première source de devises, la production minière a enregistré une hausse, atteignant 94 tonnes, dont près de 43 issues de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée en 2025, générant plus de 776 milliards de FCFA au 31 décembre 2025. Le secteur a ainsi contribué à hauteur de plus de 85 milliards de FCFA au Fonds minier de développement.

En 2025, le gouvernement a réalisé près de 102 km de routes nationales bitumées, plus de 66 km de voiries urbaines bitumées, 92 km de routes réhabilitées, ainsi que 697 km de pistes rurales et plusieurs ouvrages de franchissement, facilitant les transports inter-régions. En outre, trois postes de péage à Tintilou, Boudtenga et Kotédougou ont été mis en service.

Dans le transport aérien, un nouvel aéronef a été acquis au profit de la compagnie nationale AIR BURKINA et une nouvelle société dénommée ‘Société des Aéroports du Faso (SAFA) a été créée avec pour mission d’impulser une réorganisation structurelle du transport aérien dans notre

pays.

La question du logement a été traitée avec la production entre autres de plus de 18 800 parcelles à Fada N’Gourma, Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Orodara, Garango, Saaba et Komsilga et la construction de plus de 1 300 logements dans plusieurs villes. Pour 2026, au moins 1000 logements sociaux et économiques seront créés dans le cadre du programme de construction de 50.000 logements.

Le gouvernement poursuit la politique industrielle visant la transformation de nos matières premières par l’inauguration de 11 nouvelles unités industrielles, dont la SN-BRAFASO, la société Burkina Cajou, la SOFACOB pour la production de coton hydrophile, FASO GUULGO, FASO KOSSAM et la mise en place de 4 parcs industriels thématiques (textile, cuirs et peaux, anacarde et karité).

Ces investissements structurants, selon le premier ministre, qui se chiffrent à plus de 66 milliards de F CFA, ont permis la création de plus de 660 emplois permanents.

Dans le contexte de la crise sécuritaire, les secteurs de la communication, la culture, le tourisme et le sport demeurent des lieux de résilience où notre pays continue d’enregistrer des résultats encourageants avec la réalisation de plus de 7000 productions audiovisuelles,

écrites et numériques en lien avec la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la désinformation et les fakes news ainsi que plusieurs sorties des journalistes dans les localités reconquises. Afin de contrer les campagnes négatives orchestrées depuis l’extérieur contre le Burkina, un mémorandum a été produit dans le but de déconstruire les clichés, les idées reçues et présenter la vraie dynamique du Burkina Faso : celle d’un peuple résilient, engagé sur la voie de la sécurité et du développement.

Le secteur touristique, a ainsi enregistré une hausse de 1,3% par rapport 2024 avec une part importante de touristes nationaux, à savoir 78% des sites touristiques et une fréquentation des sites touristiques également en hausse de 177% en 2025.

La politique de souveraineté entreprise par le gouvernement passe aussi par la rupture d’une diplomatie de convenance pour faire place à des relations diversifiées avec des pays qui respectant nos choix. C’est dans cette optique que le Burkina s’est associé au Mali et au Niger pour créer l’Alliance des Etat du Sahel (AES), devenue devenue « le cadre principal de notre sécurité collective, de notre développement intégré et de notre affirmation diplomatique ».

Le Burkina a ainsi noué ou renforcé des relations stratégiques avec le Kirghizstan, le Turkménistan, le Kazakhstan, la Hongrie et la Serbie, sans oublier bien entendu la Fédération de Russie, la République Islamique d’Iran, la République populaire de Chine, Türkiye, le Ghana, le Royaume du Maroc et le Royaume d’Oman.

Loin de leur pays, les Burkinabè de la diaspora contribuent au développement économique du Burkina. Outre les transferts courants à hauteur de plus 200 milliards de FCFA en 2025, ils ont mobilisé près de 494 millions de FCFA au profit du Fonds de Soutien Patriotique.

Le premier ministre a rappelé que nous devons repartir sur de nouvelles bases en puisant dans « nos richesses socio-culturelles pour trouver des voies nouvelles vers un autre citoyen plus responsable et patriote, vers un nouvel ordre national, vers une approche nouvelle de développement qui rompt avec la confiscation, par les pouvoirs impérialistes, de nos prérogatives souveraines ».


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