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Le Représentant du Ministre de l’Agriculture lors du lancement officiel du RJEPADER : « Souveraineté militaire d’accord mais souveraineté alimentaire d’abord.»

L’objectif de cette activité était de présenter la vision du réseau à ses partenaires dans le but de  promouvoir l’agriculture, l’innovation rurale et la sécurité alimentaire. Au cours de cette cérémonie de lancement, le représentant du ministre Daniel Siméon Kéléma a fait des annonces fortes pour valoriser les paysans. Il ne faut pas que la spéculation tue le paysan.

  Créé pour renforcer la visibilité médiatique du monde rural, ce lancement a regroupement plusieurs hautes personnalités à savoir Alkaya Amadou, chargé de mission au ministère de l’Agriculture, honorable Attay Ag Abdallah, membre de la commission du développement rural du CNT, Dr Niang Aminata Berthé, chercheuse à l’Institut d’Economie Rurale (IER), Ousmane Fofana, de la CMDT, Mady Dionsan de la CMDT, Adama G. Doumbia chef service de l’OPV, Oumou Sylla, présidente des femmes rurales de Kati, évidemment du coordonnateur du RJEpader, Georges Akibode, son président Hamidou Tandina et une quarantaine de journalistes.

 Prenant la parole en premier, le président du réseau Hamidou Tandina a souhaité la bienvenue aux participants en précisant que le  « Rjpader est né d’une volonté simple, nous sommes une plateforme dédiée pour  les journalistes engagés pour l’innovation rurale et le développement durable dans le but d’établir un pont entre les journalistes et les acteurs du monde rural à travers des informations de qualité qui servent de levier pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle». Selon  lui, le secteur agricole est le moteur de l’économie, mais qu’il souffre souvent d’un manque de visibilité médiatique spécialisée et de qualité. D’où l’objet de la création du RjEpader. A l’en croire l’objectif de cette sortie avec les confrères était de présenter la vision et les missions du réseau aux partenaires institutionnels, techniques et financiers.

Un discours ovationné et soutenu par le coordonnateur du réseau M. Georges, pour lui la mission est grande car le développement dynamique passe par l’agriculture et l’industrialisation. 

 « Le véritable or du Mali, c’est l’agriculture, il n y a pas un  seul pays au monde qui s’est développé sans passer par l’agriculture et le Mali est un pays à vocation agro sylvo pastorale. Il est temps que ces discours s’arrêtent et que l’on passe à l’action. Car le Mali importe trop de produits alimentaires chose qui  est inacceptable.» a-t-il regretté. Avant d’interpeller les uns et les autres à leur rôle.  « Vous, en tant que journaliste, vous devrez changer ces pratiques et cette mentalité coloniale pour que l’autosuffisance alimentaire soit une réalité au Mali à travers la vulgarisation et la valorisation de l’agriculteur. De veiller sur les bailleurs de fonds et de mettre le projecteur sur les chercheurs du monde rural. D’ici un an, vous serez appelés à faire le bilan  sur la base du plan d’action qui a été présenté ici. » a-t-il indiqué.

 Alkaya Amadou, représentant du ministre de l’Agriculture a abordé dans le même sens que le coordinateur Georges. Au nom du ministre Daniel S. Kéléma,  il s’est dit heureux de présider cette cérémonie de lancement, à ses dires le ministre a fait 43 ans de service à l’agriculture que c’est la première fois qu’il voit  des journalistes se regrouper former une association pour défendre le monde rural. « Donc le ministre est disposé à accompagner ce réseau. » A-t-il révélé aux participants.

« La vision du ministre est que nous jeunes, nous n’ayons plus peur de la terre. Si aujourd’hui, on parle de la terre, les gens disent que ça rend pauvre. Elle va te rendre pauvre si tu ne veux pas travailler. Pour celui qui veut suer la terre te rendra riche et noble. Le Mali est l’une des terres les plus fertiles au monde, on a un territoire vaste, on a tant de cours d’eau. Nous sommes, l’un des rares pays traversé par deux fleuves avec plusieurs bras. Tout le territoire malien est exploitable du Nord au Sud de l’Ouest à l’Est. Donc acceptons de travailler, l’agriculteur doit vivre de sa terre. Il ne faut pas que la spéculation tue le paysan. » a fait savoir Alkaya.

«  Car au Mali, c’est la spéculation qui tue le paysan. Le riz qu’on vend à 500 voire 600 Francs le kilogramme. Mais, on le paie à 200 francs aux paysans. L’agriculture profite aux spéculateurs et non aux paysans. Selon lui, le ministre a pris des incitatives dans ce sens car à ses dires, désormais le paysan n’aura qu’à se soucier de sa terre, le commerçant va payer la récolte dans son champ, le transporteur va s’en occuper pour livrer. Mais, si c’est le paysan qui doit faire tout ça, venir au marché pour discuter le prix est une perte de temps pour lui. Si, le produit du paysan doit être vendu cher sur le marché, il faut que le paysan gagne une grande partie pour subvenir à ses besoins. Pour ce faire, il a sollicité l’accompagnement du membre du réseau pour l’atteinte de cet objectif. Souveraineté militaire d’accord mais souveraineté alimentaire d’abord. » a-t-il conclu avant de lancer officiellement le RjEpader. 

Quant à l’honorable Attay Ag Abdallah a tenu à saluer le plan d’action du réseau au nom des autorités de la transition  avant d’encourager les membres du réseau à travailler ensemble pour l’atteinte des objectifs.

 La présentation du plan d’action 2026 avec une feuille de route claire et une visite guidée de la Ferme Ecole Tafara ont mis fin à cette journée.

A n’en pas douter ce lancement marque le point de départ d’une synergie nouvelle entre le monde des médias et celui de la terre. Il permettra de donner une voix plus forte aux enjeux de la sécurité alimentaire et du développement rural.

 

A.B.D

Crédito: Link de origem

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