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L’intégralité du discours du président du Faso – BurkinaInfo – Toute l’information du Burkina Faso en temps réel

Camarades Combattants pour la liberté, la souveraineté et l’indépendance réelles,

Bonsoir !

À l’orée de l’an 2026, c’est encore un honneur pour moi de prendre la parole pour vous faire un bilan exhaustif de l’année 2025 et aussi les perspectives pour l’année 2026. Mais avant tout propos, permettez-moi de rendre grâce à Dieu pour tous les bienfaits au cours de l’année 2025. Je continue de prier Dieu que 2026 soit meilleur à 2025.

Permettez-moi également de rendre un vibrant hommage à nos vaillantes Forces combattantes, Forces Armées Nationales, Volontaires pour la Défense de la Patrie, Forces de Sécurité Intérieure qui veillent jour et nuit pour que notre Patrie reste et demeure debout.

Je prie pour le repos des âmes de tous ceux qui ont perdu la vie dans ce combat contre cette barbarie. Je souhaite prompt rétablissement à tous ceux qui ont été blessés physiquement, mentalement dans cette guerre.

2025 fut une année où beaucoup de projets ont débuté. Parlant du secteur de la DÉFENSE ET DE LA SÉCURITÉ, ce secteur qui nous intéresse tant dans ce combat ; beaucoup d’efforts ont été consentis dans le recrutement de personnel au niveau des différentes forces. Également plusieurs formations ont été entamées au sein de nos propres armées de façon endogène. Ce qui a permis de créer plusieurs unités spécifiques qui font un travail remarquable sur le champ de bataille. En termes d’équipement, il y a eu l’arrivée au cours de l’année 2025 des équipements lourds et des équipements stratégiques que nous n’avons pas voulu présenter pour le moment.

Cet équipement va se poursuivre et le renforcement des effectifs va aussi se poursuivre au cours de l’année 2026. La guerre va continuer à s’intensifier et notre Armée va continuer de monter en puissance. Plusieurs opérations ont eu lieu sur le théâtre des opérations. Nous retenons principalement une opération audacieuse qui a été lancée il y a deux mois de cela, l’opération qui a été baptisée « Lalmasga », en français « mur de glace ».

Cette opération audacieuse a permis à nos Forces combattantes de se poser dans les sanctuaires de l’ennemi. Là où depuis 5-6 ans, on croyait impossible d’atteindre, nos unités ont mis pied et ont reconquis ces zones. Ces opérations ont permis donc la reconquête de plusieurs dizaines de villages en passant par la région de Nakambé, Napadé notamment, aux abords du barrage de Kompienga, en remontant par Namoungou dans le Goulmou, Zingdéghin dans les Koulsé, la zone de Namsiguia autour de Djibo et Toulfé entre Djibo et Titao. Ces opérations ont été menées avec la plus grande audace et l’ennemi a été écrasé sur le passage de nos Forces combattantes qui s’y sont installées et continuent leur progression au fur et à mesure.

Les opérations vont se poursuivre jusqu’aux limites de nos frontières pour vaincre cette hydre terroriste qui trouble la quiétude des Burkinabè. L’Armée va continuer à monter en puissance, les Forces de Sécurité Intérieure également. Il y aura un petit changement qui va permettre aux VDP de se projeter plus en avant pour appuyer les autres forces.

Cette situation de conflit a également généré des personnes déplacées internes qui attendent toujours de rejoindre leurs villages. La reconquête se poursuit certes, mais au niveau de l’ACTION HUMANITAIRE, nous avons entrepris un certain nombre de démarches au cours de l’année 2025, notamment en construisant des abris initialement pour ceux qui sont accueillis dans certains villages. Mais pour ceux qui sont réinstallés, nous avons consenti des efforts en reconstruisant des écoles, en réalisant des forages, en aménageant des terres pour pouvoir les réinstaller et qu’ils puissent vivre dignement en attendant le retour dans leurs villages respectifs.

Nous allons poursuivre cette tendance parce que nous ne voulons pas que nos populations qui retournent dans leurs villages restent dans l’assistanat. Nous voulons qu’elles puissent contribuer, qu’elles puissent produire et pouvoir vivre dignement. Voilà pourquoi le Ministère de l’Action humanitaire travaille avec les différents ministères pour accompagner toutes ces personnes déplacées internes initiales au retour dans leurs villages, de pouvoir s’installer et avoir de quoi s’occuper utilement.

Cette dynamique va se poursuivre d’autant plus que de nombreux villages sont en train d’être reconquis à l’instant même où je parle, et chaque villageois qui se réinstalle doit pouvoir travailler et se nourrir lui-même.

Parlant du domaine de la SANTÉ, plusieurs efforts ont été consentis. Il s’agit notamment donc de la construction de centres médicaux communaux qui ont vu le jour en 2025 et cette dynamique va se poursuivre. Certains sont en phase de finition mais d’autres sont en début de construction. L’équipement de ces centres va permettre de rehausser le niveau de l’offre de soins au niveau de nos populations. Pour les centres existants, le plateau technique a été amélioré en termes de laboratoires et d’imageries.

Ces offres de soins vont continuer à s’améliorer au profit de nos propre populations, mais aussi celles des pays voisins, parce que le nombre de patients venus des pays voisins a connu un accroissement considérable au cours de l’année 2025, dû principalement à notre politique de baisse des coûts des prestations de santé. Nous allons poursuivre dans cette dynamique au cours de l’année 2026 avec le début des poses de premières pierres de neuf centres de santé à l’image du Centre hospitalier universitaire de Pala.

Dans le domaine de l’ÉDUCATION, plusieurs projets ont été mis en œuvre. Notamment la mutation et la modernisation de nos structures éducatives, des constructions qui désormais vont se faire en hauteur. 2026 verra le début effectif de l’implémentation de ce type de centres d’éducation tout au long de l’année et partout sur le territoire national. Vous savez bien que nous sommes dans une mutation pour redimensionner l’enseignement général et mettre l’accent sur l’enseignement technique et professionnel. Cette mutation est en cours. Des lycées techniques et professionnels très bien équipés verront le jour, pour répondre aux besoins de développement de notre Patrie.

Du côté de nos étudiants, des centres universitaires seront créés au cours de l’année 2026. Mais déjà en 2025, nous avons commencé la construction d’un certain nombre d’amphithéâtres et de bâtiments pédagogiques. Certains sont en phase de finition et d’autres finiront en 2026. Nous poursuivrons cette dynamique pour permettre à tous les centres universitaires et à toutes les universités de pouvoir mener leurs activités de façon digne. La modernisation et l’éducation virtuelle vont se poursuivre parce que nous venons d’acquérir un certain nombre de serveurs au profit uniquement des universités, pour que les étudiants aient des bibliothèques en ligne et cette dynamique va se poursuivre.

Les laboratoires vont continuer à monter en puissance et nous allons ainsi donner un espace à nos étudiants pour faire des cours théoriques, mais également pour faire la pratique et de s’exprimer. Il nous faut passer d’une éducation théorique à une éducation pratique pour la production au profit de nos populations.

Dans le domaine des INFRASTRUCTURES, des efforts ont été consentis. Au cours de l’année 2025, comme vous le savez, quatre régions ont bénéficié de leurs brigades de construction de routes, d’autres équipements spécifiques de terrassement et de bitumage sont livrés. Au cours de l’année 2026, s’il plaît à Dieu, quatre autres régions seront dotées de brigades de construction de routes. Et cela a sera le début effectif de construction d’un certain nombre de routes nationales et départementales, en plus des autoroutes qui sont programmées.

Nous voulons aller à un rythme soutenu. Ce qui nécessite que nous équipions toutes les régions avant de pouvoir nous projeter de façon efficace, comme cela a été le cas avec le lancement des travaux de l’autoroute Ouagadougou – Bobo-Dioulasso. Nous avons opté de changer le modèle d’urbanisme. L’État va prendre en compte la construction de nos villes.

Aujourd’hui, la construction de nos villes est un impératif parce que les problèmes sanitaires que nous connaissons s’expliquent par le manque d’assainissement dans nos villes. Les espaces sont trop grands et nous avons opté de construire en hauteur. 2026 verra le début de grands projets dans ce domaine d’urbanisation et de concentration des populations pour exploiter l’espace et pouvoir assainir pour que nos populations vivent dignement et en très bonne santé dans leurs milieux assez propres.

Dans le secteur MINIER, 2025 a connu des innovations majeures. Il s’est agi pour nous de faire en sorte de nous approprier de nos ressources minières. Ce qui a conduit l’État à d’abord s’approprier d’un certain nombre de mines, en rachetant avec des partenaires, mais également en se mettant à l’exploitation des mines, tant industrielles que semi-mécanisées à travers la création de la SOPAMIB (Société de participation minière du Burkina Faso).

Également, les sorties d’or incontrôlées ont connu une baisse significative grâce à la création de la SONASP (Société Nationale des Substances Précieuses). Ce qui a permis d’avoir un contrôle tant sur l’orpaillage traditionnel que sur l’exploitation industrielle de nos ressources minières.

Le secteur de l’ÉNERGIE va connaître une mutation en 2026 à travers la création d’une initiative. Cette initiative va être axée sur l’eau et l’énergie pour permettre à nos populations de bénéficier d’eau potable partout où elles sont et de bénéficier de l’électricité pour vaquer à leurs occupations. Dans ce sens, nous avons entamé en 2025 un certain nombre de projets pour accroître l’offre d’énergie et diminuer les importations d’énergie afin que le Burkina Faso soit indépendant dans ces domaines.

Chers frères et sœurs ;

Chers parents,

2025 a été une année riche pour l’AGRICULTURE et l’ÉLEVAGE. Nous avons assigné des objectifs au Ministère de l’Agriculture et par la grâce de Dieu, la pluviométrie fut bonne. Nous avons dépassé les objectifs pour plusieurs spéculations et d’autres bien atteints. L’autosuffisance alimentaire qui est un combat de tous les jours que nous menons, nous pouvons dire aujourd’hui que nous avons atteint l’autosuffisance alimentaire au cours de l’année 2025 au Burkina Faso.

Nous allons poursuivre les efforts dans le secteur de l’agriculture notamment en achetant des machines tant pour les labours que pour les récoltes. En faisant des labours gratuits ou fortement subventionnés, au profit de nos populations. En subventionnant les intrants et également en leur fournissant des semences de qualité produites par nos chercheurs. Beaucoup des terres sont en train d’être récupérées par nos Forces combattantes. Nous allons rapidement nous mettre à la tâche dès le début de l’année dans l’aménagement de ces terres, pour permettre à ces populations qui se réinstallent de pouvoir exploiter de façon sereine leurs terres et accroître nos productions.

Dans le même sens, nous encourageons tous ceux qui sont dans la transformation à petite échelle comme à grande échelle de poursuivre les efforts et tous ceux qui comptent venir dans ce secteur, de rapidement s’y mettre parce que la production va continuer à s’accroître. Nous avons aussi créé l’ONBAH (Office National des Barrages et des Aménagements Hydro-agricoles) pour que des retenues d’eau puissent être réalisées dans chaque village. Ainsi, il ne sera plus question de cultiver au bout d’une seule saison, mais nous espérons pouvoir cultiver deux ou trois fois au cours de l’année.

L’ONBAH est en train de monter en puissance et d’ici là, dans chaque village, nous espérons avoir une retenue d’eau pour permettre aux jeunes de vivre leur métier d’agriculteur, leur métier d’éleveur. De nombreuses campagnes de vaccination ont eu lieu au cours de l’année 2025, pour la plupart gratuites, pour d’autres fortement subventionnées. Ce qui a permis de préserver des millions de têtes de volailles, de bovins, de caprins. La pisciculture est en train de monter en puissance avec les cages flottantes qui sont installées un peu partout sur nos barrages. Ce qui est une très bonne expérimentation qui a fait accroître la production piscicole du Burkina Faso et nous espérons que 2026 puisse être une année au cours de laquelle nous allons être suffisamment outillés pour atteindre l’autosuffisance ; et arrêter un tant soit peu l’importation de poissons d’eau douce au Burkina Faso.

Les efforts vont se poursuivre dans le secteur de l’élevage, en faisant en sorte qu’en stabulation pure, les éleveurs puissent bénéficier de cultures fourragères et à travers « Faso Guulgo », bénéficier d’aliments de qualité qui seront produits et contrôlés par nos chercheurs. Tout cela contribue à atteindre l’autosuffisance alimentaire et participe à la transformation de nos matières premières, en vue d’une exportation vers certains pays amis qui voudront bien s’approvisionner au Burkina Faso.

Camarades,

Dans le domaine de l’ÉCONOMIE, 2025 a été une année prolifique pour le Burkina Faso. Je peux dire en macroéconomie sans me tromper que notre économie se porte très bien. Pour preuve, lorsque nous faisons le test d’aller sur le marché régional, de lever des fonds, nous sommes toujours au-delà de ce que nous espérons, ce qui prouve la confiance des opérateurs économiques et de certains bailleurs africains au Burkina Faso. Nous allons poursuivre les efforts, tant dans le domaine des impôts, des douanes, mais également de la digitalisation des opérations pour diminuer le risque de fraude au niveau de notre économie.

C’est dans ce sens qu’à partir de janvier, il sera lancé normalement la facture électronique certifiée qui doit permettre au commerce de pouvoir se faire sans corruption. Cela permettra donc encore d’accroître les recettes de l’État et de pouvoir mener un commerce sain au profit de nos populations. Nous allons poursuivre les efforts dans le domaine de l’économie à travers une économie saine qui doit permettre à ce que les investissements soient structurants et continuer à diminuer les dépenses de fonctionnement au niveau de l’administration.

Les efforts consentis au niveau de l’Agriculture, au niveau de la Défense et dans tous les secteurs des Infrastructures, notamment en prenant en compte la construction des infrastructures par nous-mêmes, permettent de faire beaucoup d’économies d’échelle. Dans le domaine de l’énergie et de l’eau, les initiatives qui vont venir et doivent permettre également de faire des économies d’échelle et de pouvoir investir dans les secteurs structurants. Tout cela doit permettre à l’économie au Burkina Faso de faire une avancée significative.

En plus de cela, les ressources minières que nous allons exploiter par nous-mêmes maintenant, doivent permettre en 2026 de faire un bond considérable en matière de PIB (Produit intérieur brut) pour que le Burkina Faso puisse, dans un laps de temps, devenir une économie émergente à travers le monde.

Dans le domaine de la CULTURE, nous poursuivons les efforts de sorte que nous revenons petit à petit à nos valeurs, à nos racines. Il n’y a que par cette manière que nous pouvons nous affirmer et développer notre Nation.

Je le dis parce que revenir à l’éducation technique et professionnelle et en combinant cela avec nos valeurs, nos connaissances endogènes, nous pouvons créer et innover à partir de ce qui existe, et pouvoir arrêter un tant soit peu les importations d’un certain nombre de produits au Burkina Faso. Il y a beaucoup de savoirs endogènes qui permettent de transformer déjà nos matières premières. Il suffit d’ajouter de la science pour que cela puisse nous aider.

Et la culture fait partie de tout cela et participe activement au développement de notre Nation. Sur nos valeurs endogènes, nous allons mettre l’accent au niveau de nos écoles et des tout-petits parce que le Burkinabè, l’Homme intègre a des valeurs qui nous ont été léguées par nos ancêtres, des valeurs d’honnêteté, des valeurs d’intégrité, des valeurs de dignité et des valeurs de patriotisme. Et tout cela pourra s’enseigner à travers la culture aussi au niveau des tout-petits pour que nous construisions des Burkinabè de demain.

Des événements culturels ont eu lieu en 2025, et en 2026 plusieurs autres se tiendront. Il y a des grands projets dans le domaine de la culture. Mais tout cela, comme je l’ai dit, doit être axé sur nos valeurs ancestrales, endogènes qui doivent permettre de créer de nouveaux Burkinabè basés sur nos propres valeurs et faire la différence avec le Burkinabè que l’impérialisme a voulu construire au Burkina Faso.

Le Burkinabè nouveau doit être quelqu’un qui se départit de toute corruption et qui doit mettre la Patrie au-devant de tout ce qu’il fait. C’est à cette condition que nous pourrons vaincre ce terrorisme qui nous menace aujourd’hui, mais également pouvoir développer de façon consistante tout ce que nous produisons ici et être une Nation puissante et émergente.

2025 a été une année d’INDUSTRIALISATION également. Beaucoup d’unités industrielles ont vu le jour, notamment dans la transformation de nos matières premières et beaucoup de ces unités ont été accompagnées par l’État à travers le Fonds Burkinabè de Développement Économique et Social (FBDES), mais aussi des banques étatiques. 2026 sera aussi une année industrielle beaucoup plus importante, parce que nous avons beaucoup d’unités industrielles qui seront prêtes au cours de l’année 2026. Comme vous l’avez constaté, nous avons accordé des financements à certains privés à travers donc des institutions étatiques et certains fonds nationaux pour les accompagner à la création d’unités industrielles qui doivent transformer nos matières premières essentiellement. Nous avons fusionné les fonds en quatre grands fonds qui doivent permettre d’aider tous ceux qui veulent entreprendre et qui ont un minimum dans le domaine principalement de la transformation et aussi de l’agriculture.

Ces domaines sont très importants pour nous, parce que c’est en produisant et en transformant ce que nous produisons, que nous pouvons devenir une Nation puissante. Donc l’État, en transformant ces fonds, veut avoir une marge importante pour pouvoir aider tous ceux qui sont du privé et les entreprises nationales qui doivent émerger en 2026, pour que cette transformation de nos matières premières soit une réalité. Le coton qui autrefois était exporté brut, la première unité industrielle sera prête en 2026 et nous allons continuer avec d’autres unités industrielles pour transformer notre coton.

Ceci dit, tout ce qui est matière première que nous produisons, nous allons essayer, autant que possible d’installer des unités industrielles pour la transformation ; et 2026 sera une année où nous allons avoir un budget important à injecter au niveau des fonds pour aider tous ceux qui ont des projets structurants dans ce domaine.

Dans le domaine du SPORT, nous avons investi beaucoup à travers le Bureau National des Grands Projets du Burkina (BN-GPB) et le Ministère au cours de l’année 2025. Un stade est en construction à Bobo-Dioulasso et doit être prêt en début 2026.

À travers toutes les régions, nous comptons créer des espaces pour permettre aux jeunes, de faire du sport pour rester en bonne santé. Notre jeunesse ne doit pas être oisive. Le sport contribue à la santé physique, mentale et à la productivité de la jeunesse pour notre Nation. Nous allons poursuivre les efforts dans ce sens au profit de la jeunesse et développer tous les types de sports qui puissent être développés au Burkina Faso pour faire en sorte que la jeunesse soit en cohésion parfaite.

À toutes les équipes qui représentent le Burkina Faso à l’extérieur dans les compétitions internationales, nous leur souhaitons plein succès pour 2026. Particulièrement les Étalons qui aujourd’hui défendent les couleurs nationales à la CAN (Coupe d’Afrique des Nations), nous leur souhaitons plein succès jusqu’à la victoire finale.

Camarades combattants,

Le domaine de la JUSTICE est un domaine qui nous tient à cœur. Aucune nation ne peut se développer dans l’injustice. L’injustice crée des tensions, des conflits et des problèmes au sein de la société. Voilà pourquoi nous nous sommes attaqués à ces phénomènes et nous avons restructuré totalement la justice au cours de l’année 2025. Cette restructuration va se poursuivre à travers donc le nouveau format du CSM (Conseil supérieur de la magistrature) qui intègre des personnels non magistrats. Nous voulons transformer totalement le système judiciaire.

Je parlais de culture tantôt, nous avons décidé d’incorporer nos valeurs endogènes de gestion des conflits au sein de la justice. C’est ce qui donc a permis d’adopter des textes pour intégrer la justice traditionnelle, c’est-à-dire le mode traditionnel de règlement de nos conflits. Il faut que nous revenions aux sources dans ce domaine de la justice.

Nous ne pouvons pas importer une justice et l’appliquer et espérer avoir de la cohésion sociale. En intégrant nos valeurs ancestrales et les personnes ressources pour le règlement de certains conflits, nous pensons que nous pouvons créer un espace de cohésion sociale fiable. En 2026, nous allons implémenter de façon physique sur le terrain ces différents tribunaux pour pouvoir régler la plupart des questions à l’amiable.

Nous avons initié en 2025, le fait que les prisonniers puissent sortir, participer à la construction du pays. Ce n’était qu’une initiation. En 2026, nous allons faire en sorte que les prisonniers puissent connaître une reconversion. Au lieu de dormir en prison, nous allons faire en sorte qu’ils participent, apprennent des métiers et se réinsérer dans la société. Cette nouvelle façon de voir la justice permet à ce que personne ne reste en marge. Tous ceux qui voudront construire le pays auront leur mot à dire.

Que vous soyez libres ou en détention, nous ferons en sorte que vous puissiez participer à la construction du pays, vous racheter et revenir dans la société. Les efforts vont se poursuivre au niveau de la justice dans la digitalisation également de tous les actes, de sorte que les usagers n’aient pas à se déplacer forcément vers les tribunaux qui se retrouvent généralement dans les centres urbains ; et qu’ils puissent rester là où ils sont pour pouvoir avoir accès à une justice équitable et à tous les documents que la justice peut délivrer.

Parlant de DIGITALISATION, c’est un secteur qui nous tient à cœur, parce qu’aucune lutte contre la corruption n’est possible sans la digitalisation. Nous avons fait un pas énorme mais beaucoup reste à faire. Nous avons un programme pour les cinq ans à venir où nous devons quitter une situation précaire pour être un modèle. Déjà le Burkina Faso a pu acquérir ses premiers serveurs de data centers et de grands data centers sont en construction ; ce qui permettra à nos ingénieurs de concevoir des applications sans crainte et de pouvoir les héberger sur place.

Avant nous importions des applications que nous ne maîtrisions pas mais aujourd’hui la plupart des services au sein de l’administration sont en train d’être dématérialisés et tout cela c’est grâce à nos ingénieurs informatiques, qui font un travail remarquable pour que l’usager n’ait plus à se déplacer vers les services pour forcément avoir accès. De son poste, il peut tranquillement avoir accès à certains services. En plus de tout cela, nous sommes en train de mettre en place des Maisons de citoyens et les constructions vont démarrer en 2026.

Ces maisons seront installées dans beaucoup de chefs-lieux de provinces mais nous irons jusqu’aux départements pour que quiconque ne maîtrise pas l’outil informatique puisse y aller, trouver des Burkinabè qui vont l’aider à avoir accès à tous les services à travers les plates-formes qui seront installées. Cette digitalisation va se poursuivre et la modernisation de l’administration va se poursuivre afin de lutter efficacement contre la fraude et tous les abus qui existent au sein de l’administration.

Chers frères et sœurs ;

Chers parents,

Vous avez pu constater qu’au cours de l’année 2025, nous avons dû faire les états généraux au niveau de l’ADMINISTRATION TERRITORIALE. Ces états généraux ont conduit à des conclusions que nous avons exploitées pour donner une orientation. Ce qui a conduit à modifier le Code des collectivités territoriales. Ce code a été modifié pour avoir une nouvelle architecture. Certes, le redécoupage régional a évolué mais la fonction des collectivités territoriales doit évoluer parce que le développement ne se fera pas uniquement dans les villes.

Le développement doit partir des villages. Et pour cela, il a fallu que nous touchions ce code. Nous allons installer des PDS (Présidents de délégation spéciale) avec des missions assez claires, qui seront évaluées et suivies par les préfets de sorte que tout ce que nous avons comme vision en matière de développement, comme je l’ai cité tantôt, commence au niveau des villages, implique tous les villageois. Ils seront notés et évalués en fonction de ce qu’ils vont faire dans les différentes collectivités. C’est ce qui a mené principalement au changement de ce code et 2026 sera l’année où nous allons implémenter réellement sur le terrain ce nouveau Code des collectivités territoriales.

Au niveau de l’Administration territoriale, beaucoup de choses ont évolué, en ce sens que l’administration déconcentrée n’était pas administrée de façon efficace, pour connaître qui exactement est à son poste. Le manque de ressources humaines a fait en sorte qu’il y avait un gros manque à gagner. Nous avons fait une évaluation au cours de l’année 2025 et nous nous sommes rendus compte que beaucoup de fonctionnaires fictifs et des doublons existaient.

Le recrutement récent, au cours de l’année 2025, d’un effectif important de personnels de ressources humaines doit permettre de les envoyer au niveau régional pour ainsi faire en sorte que tout agent qui est affecté puisse travailler et être contrôlé à partir de la région. Et là, au niveau national, nous avons l’assurance que le service pour lequel il a été envoyé est rendu aux populations au moment donné. Cette modernisation va se poursuivre parce que ça doit s’accompagner d’une digitalisation.

Du côté de la DIPLOMATIE, le Burkina Faso rayonne. Le Burkina Faso a allumé une lumière et cette lumière doit rester allumée pour toujours. Nous rayonnons à travers le monde et notre diplomatie est très active.

Des changements auront lieu certes pour réorganiser le dispositif diplomatique à travers le monde entier parce que la géopolitique nous l’impose. Et cette réorganisation a déjà commencé en 2025 avec un certain nombre de réajustements dans le traitement des diplomates. Mais la réorganisation spatiale à travers le monde entier aura lieu en 2026. Nous allons rediriger notre diplomatie en fonction de la géopolitique actuelle que vit notre pays.

Le Burkina Faso est un pays ouvert pour tous les partenaires sincères, respectueux de notre souveraineté, de notre liberté et de notre dignité. Mais le Burkina Faso ne permettra à qui que ce soit, aucune puissance de pouvoir nous imposer ce qu’elle souhaite. Voilà pourquoi nous devons continuer partout où nous sommes à faire en sorte que le drapeau du Burkina Faso flotte avec dignité.

Et pour m’adresser à la diaspora que je félicite pour ses actes patriotiques qui continuent de faire rayonner l’image du Burkina Faso à l’extérieur, je l’encourage à rester patriotique et intègre. Parce que lorsqu’on parle du Burkinabè, nous devons entendre l’Homme intègre, l’Homme digne et c’est ce que nous voulons au niveau de la diaspora. Et à travers l’organisation au niveau du Haut Conseil des Burkinabè de l’Extérieur, les membres de la diaspora doivent revenir investir au Burkina Faso. Et nous ouvrons les portes. Nous allons mettre tous les mécanismes en place pour qu’ils puissent revenir et investir de façon sécurisée dans leur Patrie.

Au niveau confédéral, le Burkina Faso poursuit sa contribution au niveau de notre espace commun qu’est l’AES (Confédération des États du Sahel). 2025 a été une année où on nous a confié une lourde responsabilité de conduire la destinée de la Confédération.

Nous avons pris cette responsabilité et nous avons promis de faire en sorte que l’AES rayonne à travers le monde entier. Nous allons tenir notre parole et nous demandons à tous les Burkinabè de faire en sorte que cette mission qui nous a été confiée puisse être donc conduite avec succès. Nous allons poursuivre les efforts de coopération, d’amitié avec tous les États, comme je l’ai dit, respectueux de notre souveraineté et faire en sorte que l’intérêt des Peuples prime sur les intérêts au niveau politique.

Camarades combattants pour la liberté,

Je tenais à féliciter tous les acteurs, qu’ils soient du monde de l’éducation, de l’agriculture, des infrastructures, de l’économie, de la santé, nos vaillantes Forces combattantes pour tous les efforts consentis au cours de l’année 2025. Je leur dis de continuer à mouiller le maillot comme on aime à le dire, à se sacrifier, à se donner corps et âme pour le bonheur de notre population, car la seule chose qui importe pour nous, c’est le bonheur de nos populations. Tout acteur de l’administration doit avoir cela en tête et faire en sorte que ses actions quotidiennes contribuent au rayonnement de notre Patrie.

A tous ceux-là qui communiquent, qui combattent l’impérialisme à travers la communication, je les félicite et je les encourage à redoubler d’efforts, parce que toutes les guerres de l’impérialisme commencent d’abord par la communication. Et pendant les guerres, la communication fait la différence dans les batailles. La communication est un maillon essentiel, est un maillon névralgique pour le succès des opérations.

Poursuivez votre effort de communication, poursuivez votre effort pour que la désinformation ne puisse pas toucher nos populations. Je vous félicite parce que vous avez fait beaucoup d’efforts ces derniers temps en prouvant aux yeux de tout le monde que le Burkina Faso est debout. Et quand je parle d’acteurs de la communication, je parle du monde de la presse, qu’elle soit privée ou publique et de tous ceux qui œuvrent à travers les médias sociaux à montrer une image saine du Burkina Faso.

Je remercie également tous ceux qui ont pris de leur temps, qui ont quitté l’Extérieur, venir au Burkina Faso pour constater les réalités du Burkina Faso et qui ont pu le diffuser à travers leurs canaux, pour faire comprendre à ces médias mensongers que ce qu’ils disent de notre Patrie est totalement faux. Continuez dans ce sens parce que, je le dis et j’insiste, la communication est un maillon névralgique dans le succès de notre lutte.

Les révolutions passées n’ont pas abouti. Nous connaissons les causes, mais nous ferons en sorte que cette Révolution aboutisse pour le bonheur de nos populations. Le Burkinabè est intrinsèquement révolutionnaire. Voilà pourquoi toute la population doit mettre la main à la pâte, pour que la communication, l’intoxication et la désinformation de l’impérialisme ne passent pas.

Pour tous ceux qui sont encore sceptiques, qui ne croient pas à la dynamique, je les invite à regarder un peu dans le rétroviseur, dans le passé, il y a quelques années, comment était le Burkina Faso, à faire un mea culpa et voir exactement ce qui a été fait au bout de ces trois dernières années, et rejoindre le bateau. Nous ne voulons exclure personne, mais comme nous l’avons dit, si quelqu’un ferme les yeux et refuse de voir le soleil, nous ne pouvons pas faire autrement que de le laisser en marge.

Nous allons évoluer, nous allons continuer, nous allons poursuivre notre lutte. Le Burkina Faso vaincra, le terrorisme sera un passé et nous ferons en sorte que le visage du Burkina Faso qui est connu aujourd’hui, dans cinq ans, nous ne puissions pas le reconnaître. Bien sûr, le changement sera positif et nous devons le faire pour nos enfants, pour les générations à venir.

Et ce combat est bien possible et il est déjà gagné. J’invite tout un chacun à redoubler d’efforts pour que l’année 2026 soit meilleure à 2025.

Vive le Burkina Faso, vive notre Patrie libre, digne, intègre et prospère !

Bonne et heureuse année 2026 !

La Patrie ou la Mort, Nous Vaincrons.

S.E. le Capitaine Ibrahim TRAORÉ

Président du Faso, Chef de l’État


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