La polémique enfle, mais les faits sont têtus. Contrairement aux accusations récurrentes sur une supposée confiscation du pouvoir, la liste des préfets du Cameroun révèle une représentation nationale étendue. Toutes les régions, tous les départements et toutes les aires culturelles y figurent. Publiée ces dernières heures, cette compilation officielle met fin à un discours devenu viral. « Les mêmes personnes reviennent toujours », entend-on souvent. Mais la réalité administrative raconte-t-elle autre chose ?
Une représentation administrative couvrant tout le territoire
La liste des préfets du Cameroun couvre les 10 régions et l’ensemble des départements. De l’Extrême-Nord au Sud-Ouest, chaque circonscription administrative est dirigée par un représentant de l’État. On retrouve ainsi des préfets en poste dans le Diamaré, le Logone-et-Chari, la Bénoué, la Vina, le Mfoundi, le Wouri, le Noun, la Mezam ou encore la Manyu.
Cette cartographie administrative montre une diversité manifeste des profils, des origines et des parcours. Elle s’inscrit dans la ligne défendue par les autorités centrales, notamment au Ministère de l’Administration territoriale, qui rappelle régulièrement que les nominations obéissent à des critères de compétence et d’équilibre national.
Selon des sources administratives, 100 % des régions sont aujourd’hui couvertes, mettant à mal l’argument d’une exclusion systématique. Cette réalité, souvent ignorée sur les réseaux sociaux, contraste fortement avec les discours simplistes qui alimentent la division.
La publication de la liste des préfets du Cameroun remet les faits au centre du débat. La diversité territoriale est bien réelle. La polémique survivra-t-elle à cette réalité administrative clairement établie ?
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