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l’ONU révèle des écarts massifs

Des dizaines de tonnes d’or échappent chaque année aux radars officiels en Afrique. Selon les données publiées par UN Comtrade, l’écart entre l’or déclaré et les quantités réellement importées atteint des niveaux alarmants dans plusieurs pays du continent en 2024. Du Soudan au Ghana, le phénomène est massif et documenté.

Un phénomène africain aux chiffres vertigineux

Les données d’UN Comtrade, relayées par Swissaid, dressent un constat sans appel. En Libye, l’écart atteint 97 tonnes d’or entre les volumes déclarés et les importations réelles. Au Togo, il s’élève à 32 tonnes, contre 29 tonnes au Soudan et 28 tonnes au Tchad. Même des pays réputés structurés sont concernés : au Rwanda, l’écart est de 19 tonnes, tandis qu’en Ouganda, il atteint 9 tonnes.

Le cas du Ghana interpelle particulièrement : 80 % de l’or importé échappe au circuit formel, selon les mêmes sources. Ces chiffres confirment que les fuites aurifères ne sont pas propres à un seul pays, mais relèvent d’un déséquilibre structurel continental.

Pour le Cameroun, souvent pointé du doigt, la situation apparaît même « plus lisible », selon des analystes. À Yaoundé, les autorités misent désormais sur des mesures de sauvegarde renforcées portées par le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (MINMIDT) dès janvier 2026.

Les chiffres de l’ONU montrent que la fraude aurifère est un défi africain, pas exclusivement camerounais. Reste à savoir si les nouvelles mesures annoncées permettront au Cameroun de devenir un modèle de captation des ressources minières.

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