Madame Sanogo Bintou Sanogo de la coopérative "COPROCKAFA" "j’appelle les autorités à accompagner les femmes des zones rurales."
Au cours d’une mission de suivi évaluation, dans la région de Sikasso, dans le cadre du programme d’un partenariat entre l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA) et Kèwalé Inclusive Innovation Center (KIIC), sise à Kati Sananfara , nous avons eu un entretien avec elle, au siège de leur coopération à Farakala, en décembre 2025, au cours duquel, elle appelle les autorités à accompagner les femmes des zones rurales. Et invite les femmes de ces zones d’encourager dans la production et la consommation locales. Voici l’entretien !
Parlez-nous un peu de votre coopérative
Elle a été créée en 2009 et rassemble plus d’une soixantaine de personnes. A sa création, nous avons commencé avec la production du beurre de Karité et du savon, puis la transformation de l’anacarde en jus, de fonio, de maïs, de soja, la production de miel, etc.
Parlez-nous des activités que vous avez menées au sein de votre coopérative ?
La coopérative fait du maraîchage aussi dont chaque membre évolue individuellement dans son jardin. En plus, chacun gère ses revenus sans l’implication de la coopérative. La coopérative a aussi un terrain aménagé par l’AMASA pour l’agriculture. Mais le travail reste inachevé surtout au niveau des clôtures. Ce qui fait que nous ne parvenons pas à l’exploiter après la saison des pluies à cause des caprins, bovins, ovins qui se promènent dedans pour détruire nos plantations. Dieu merci, depuis le début, nous avons bénéficié des aides en provenance de certaines organisations comme AMASA.
Qui sont vos partenaires ?
Nous en avons plusieurs, notamment Kèwalé Inclusive Innovation Center (KIIC) qui nous a formées dans la transformation des produits comme le Soja, le sorgho et maïs et nous a également dotées de matériels de transformation, etc.
Quelles sont vos difficultés rencontrées ?
Notre grande difficulté est aujourd’hui l’aménagement de la clôture et de l’électricité, le renforcement de nos kits de production pour booster nos revenus et garantir la sécurité de nos produits. Sinon nous évoluons sur les batteries qui sont de plus en plus épuisées. En plus, nous avons une grande difficulté dans l’écoulement de nos produits. Le marché est très lent. Parfois, nous demeurons nos propres consommateurs.
Vos mots de fin !
Je lance un appel à tout le monde pour valoriser la consommation locale. De même, j’appelle les autorités à accompagner les femmes des zones rurales. Aux femmes de ces zones d’encourager dans la production et la consommation locales.
Propos recueillis par Moussa DIARRA
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