Selon les informations présentées à Bamako, l’Observatoire national de l’emploi et de la formation relève une évolution positive des créations d’emplois en 2025. De janvier à septembre, le secteur privé a déclaré 21 680 emplois créés, tandis que le secteur public en a comptabilisé 33 054. Le total s’établit à 54 734 emplois sur la période considérée. Les données font également état de 2 686 pertes d’emplois enregistrées sur le même intervalle.

La comparaison avec l’année précédente met en évidence une progression du volume d’emplois déclarés. Selon les responsables de l’Observatoire, l’écart observé tient principalement aux recrutements opérés par le secteur public, notamment à travers les projets et programmes rattachés aux départements ministériels.

Les études présentées abordent également la structure du marché du travail. En 2024, sur 6 974 941 personnes en emploi, 643 407 occupaient un poste salarié, soit 11,6 %. Les données soulignent ainsi le poids limité du salariat dans l’ensemble de l’emploi. Elles mettent aussi en avant la prédominance du secteur informel et la précarité de nombreux emplois.

Sur le volet de la formation professionnelle, les résultats indiquent qu’à l’échelle nationale, 28 apprenants seulement sont inscrits en formation professionnelle pour 100 000 habitants. Parmi les personnes en formation, 47 % suivent des cursus en coupe et couture, sur un effectif de plus de 6 000 apprenants. Ces chiffres sont issus du rapport d’analyse des indicateurs de la formation professionnelle présenté par le département en charge des études sur les qualifications et l’emploi.

Au total, l’Observatoire indique avoir conduit 13 études en 2025 sur un programme annuel de 16 travaux prévus. Trois études ont été financées par la coopération luxembourgeoise et la coopération suisse, deux par le budget national, et huit par des ressources propres, notamment issues des cotisations des employeurs. Parmi les publications figurent le Rapport d’analyse situationnelle annuelle sur le marché du travail 2025, le Rapport national sur l’emploi de 2024 et des bulletins trimestriels d’information sur l’évolution des principaux indicateurs conjoncturels

Les données présentées soulignent enfin que des secteurs tels que l’agriculture, l’élevage et la pêche restent faiblement investis sur le plan formel, malgré leur potentiel en matière d’emplois. Elles servent de base aux travaux de suivi du marché du travail et aux analyses diffusées auprès des pouvoirs publics, des entreprises et des usagers des statistiques de l’emploi.

MD/ac/APA

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