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Mali : le parquet requiert cinq (05) ans de prison ferme contre le journaliste Youssouf Sissoko

L’affaire du journaliste Youssouf Sissoko a débuté le jeudi 5 février 2026. Ce jour-là, il a été arrêté à son domicile puis placé sous mandat de dépôt par le procureur près le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Son interpellation faisait suite à la publication d’articles dans le numéro 200 de L’Alternance, paru le lundi 2 février 2026.

Les charges retenues contre le journaliste sont multiples : « diffusion de fausses informations », « atteinte au crédit de l’État » et « offense à un chef d’État étranger ». Des chefs d’accusation qui placent cette affaire au croisement sensible de la liberté de la presse et de la sécurité nationale.

À la barre, ce lundi, le journaliste a fait face au procureur lui-même venu soutenir l’accusation. Les positions sont apparues opposées. Le parquet a requis une peine lourde à l’encontre du journaliste : cinq (05) ans d’emprisonnement ferme. Le journal est également menacé, puisque l’accusation a demandé sa suspension pour une durée de dix (10) ans.

Face à ces réquisitions, la défense a tenté de renverser la situation en plaidant la relaxe pure et simple. Les avocats de Youssouf Sissoko ont multiplié les arguments en faveur de la libération immédiate de leur client, estimant que les charges retenues contre lui ne justifient ni une telle privation de liberté, ni encore moins la mise à mort économique de son journal.

Si l’audience s’est achevée sans décision immédiate, l’attente est désormais lancée pour les proches du journaliste et ses nombreux soutiens. Ces derniers suivent le dossier avec une attention soutenue, espérant que la balance de la justice penchera en faveur de la liberté d’information.

Mamadou TOGOLA / maliweb.net

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