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MANIDEM accuse colonel Otoulou ► alerte santé

La scène choque par sa brutalité : depuis le 24 octobre, les appareils médicaux vitaux d’Anicet Ekane sont bloqués dans une voiture mise sous séquestre à la gendarmerie. Le MANIDEM, son parti, affirme que l’extracteur d’oxygène indispensable à la respiration de son président reste inaccessible. À Yaoundé, plusieurs militants parlent d’une situation « incompréhensible », voire d’une mise en danger volontaire.
« On joue avec sa vie ! » lâche un cadre du parti, la voix serrée.
Comment une procédure censée respecter la loi peut-elle déboucher sur une crise humanitaire aussi grave ?

MANIDEM : accusations lourdes et climat de tension croissante

Le Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie accuse frontalement le colonel Jean Pierre Otoulou, responsable du service central des recherches judiciaires.
Selon le parti, la voiture d’Anicet Ekane — contenant l’extracteur d’oxygène et ses accessoires — est immobilisée à Douala sans justification médicale urgente.

Le MANIDEM parle même d’« une mise à mort programmée », dénonçant une « arrestation sauvage » de son leader et de plusieurs militants proches d’Issa Tchiroma Bakary.
Dans un communiqué daté du 21 novembre, le parti affirme que l’ensemble de la chaîne de décision viole les droits humains les plus élémentaires.

Un cadre local, joint discrètement par nos soins, confie :
« Quand un malade dépend d’un extracteur, le priver de l’appareil revient à l’étouffer lentement. Que cherche-t-on réellement ? »

L’avocat d’Ekane alerte : “Il est extrato-oxygéno-dépendant”

Me Hippolyte Meli, avocat de l’homme politique, a adressé une correspondance officielle à la Légion de gendarmerie du Littoral.
Il y précise qu’Anicet Ekane est « extrato-oxygéno-dépendant », hospitalisé au centre médical de la gendarmerie, et que ses appareils sont nécessaires à sa survie.

L’avocat note que les équipements sont visibles « posés sur le siège arrière du véhicule saisi ».
Son objectif était clair : obtenir leur remise immédiate aux médecins soignants après tests de fonctionnalité.

Mais sa requête n’a abouti à aucun résultat tangible à ce jour, renforçant l’idée d’un blocage administratif volontaire.

Pression politique : Ekane, symbole d’une répression plus large

Pour rappel, Anicet Ekane a été arrêté dans le cadre de la contestation post-électorale entourant la revendication de victoire d’Issa Tchiroma Bakary.
Le MANIDEM, qui soutenait officiellement Tchiroma à la présidentielle, affirme que son président est un détenu politique.

Florence Aimée Titcho et d’autres militants restent également incarcérés.
Un membre de l’UPC2025, qu’Ekane dirige, confie sous anonymat :
« On veut faire taire ceux qui contestent, mais mettre en péril la santé d’un homme… c’est une autre histoire. »

Les militants dénoncent une stratégie d’intimidation systémique, dans un contexte où la tension politique reste à son comble.

L’affaire Ekane prend une tournure explosive, mêlant urgence médicale, soupçons d’abus de pouvoir et crispations politiques. Le MANIDEM en appelle désormais à l’opinion publique, craignant que la situation ne dégénère.
La grande question reste entière : jusqu’où cette crise va-t-elle aller avant qu’une solution humaine et légale ne soit imposée ?

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