Le paradoxe choque et relance les tensions. Après l’élimination 2-0 face au Maroc en quart de finale de la CAN 2025, le Cameroun découvre que Marc Brys continue de percevoir son salaire. À Yaoundé, l’information circule depuis le retour des Lions Indomptables, ravivant le bras de fer entre la FECAFOOT et le Ministère des Sports. Comment expliquer qu’un sélectionneur écarté soit toujours payé ?
Un contrat intact au cœur de la discorde
Sur le terrain, David Pagou était sur le banc pendant la CAN 2025. Dans les textes, Marc Brys reste pourtant le sélectionneur. Selon plusieurs sources concordantes, l’État du Cameroun n’a jamais rompu le contrat du technicien belge. Résultat : il continue de toucher ses salaires et aurait même perçu sa prime de participation à la CAN, malgré son absence sur le banc. Une situation que le journaliste Boris Bertolt résume ainsi : l’État maintient Brys, la FECAFOOT pousse Pagou.
Le malaise est ancien, mais la défaite face au Maroc a servi de détonateur. De retour au pays, la gestion du poste d’entraîneur remet à nu une gouvernance à deux têtes. Pour la FECAFOOT, Pagou est le patron sportif. Pour le ministère, Brys demeure en fonction, faute de résiliation formelle. 1 sélectionneur, 2 lectures, et une crise qui s’installe.
Marc Brys, lui, conteste la procédure. Début janvier 2026, dans une interview accordée à Sporza, il a dénoncé un renvoi « illégal » et l’absence de notification officielle. Il affirme n’avoir reçu ni décision écrite, ni consigne claire, évoquant même des billets d’avion jamais fournis. À Yaoundé, cette version alimente les critiques sur la coordination institutionnelle.
Payé sans diriger, Marc Brys cristallise une crise de gouvernance au sommet des Lions. Entre FECAFOOT et ministère, le flou persiste. Le Cameroun tranchera-t-il enfin pour éviter une nouvelle tempête ?
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