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Me Saran Keita Pca Wanep-Mali : « À Djenné, la paix inclusive par le projet Espoir »

L’événement, également consacré à la capitalisation des acquis, marque l’aboutissement d’une initiative de consolidation de la paix déployée dans l’une des villes les plus emblématiques du centre du pays.

 La rencontre a enregistré la participation de représentants de l’État, des autorités administratives et communales de Djenné ainsi que des partenaires techniques et financiers, dont l’Ambassade du Canada au Mali, à travers le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL).

Dans son allocution, le président du Conseil d’administration de WANEP-Mali a salué un partenariat « fondé sur le respect, la solidarité et la responsabilité partagée », soulignant que l’appui canadien traduit une confiance renouvelée envers les capacités des acteurs locaux à porter des réponses durables aux défis communautaires.

Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, Djenné est réputée pour son architecture en banco et sa Grande Mosquée. Mais au-delà de son rayonnement culturel, la cité fait face, comme d’autres localités du centre du Mali, à des tensions sécuritaires, économiques et sociales persistantes.

C’est dans ce contexte que le projet Espoir-Djenné a été mis en œuvre, avec l’ambition de renforcer la cohésion sociale et de consolider les mécanismes locaux de prévention des conflits.

Selon les responsables de Wanep-Mali, l’intervention s’est structurée autour de quatre axes majeurs que sont le renforcement des capacités des acteurs communautaires ; l’autonomisation économique des femmes, des jeunes et des personnes déplacées internes ; la promotion du dialogue intercommunautaire et le plaidoyer institutionnel en faveur d’une gouvernance locale plus inclusive.

Au-delà de l’appui technique et économique, le projet a cherché à réactiver les dynamiques collectives au sein des communautés. Les autorités administratives et communales – notamment le Préfet et le Maire – ont été saluées pour leur implication active, considérée comme un facteur déterminant d’appropriation locale.

Les organisations de femmes et de jeunes, ainsi que les bénéficiaires directs, ont également été mises à l’honneur pour leur engagement. « La paix ne se décrète pas ; elle se construit, pas à pas », a rappelé le président du Conseil d’administration.

Capitaliser pour essaimer

La cérémonie de clôture a été conçue comme un exercice de capitalisation visant à formaliser les leçons apprises et à documenter les bonnes pratiques issues de l’expérience de Djenné. Pour Wanep-Mali, la fin du projet ne marque pas la fin de l’engagement, mais une étape dans un processus plus large de consolidation de la paix.

Les acquis engrangés sont désormais présentés comme un socle susceptible d’inspirer d’autres territoires confrontés aux mêmes défis structurels. Dans un contexte national où la stabilisation demeure une priorité stratégique, l’expérience de Djenné apparaît ainsi comme un laboratoire local de paix inclusive, fondée sur la participation citoyenne et la résilience communautaire.

En marge de la cérémonie, un message d’unité a été adressé aux communautés chrétienne et musulmane, à l’approche respectivement du Carême et du Ramadan, rappelant que les valeurs spirituelles de tolérance et de fraternité constituent un levier essentiel du vivre-ensemble malien.

Alexis Kalambry

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