La Russie a vivement condamné samedi les frappes aériennes menées contre l’Iran, dénonçant une « agression armée planifiée et non provoquée » et appelant à un retour immédiat à une solution politique et diplomatique.

Dans une déclaration officielle, Moscou affirme que l’opération menée par Washington et Tel-Aviv constitue une violation flagrante de la Charte des Nations unies et des principes fondamentaux du droit international. Les autorités russes estiment que ces attaques rapprochent le Moyen-Orient d’une catastrophe humanitaire, économique et potentiellement radiologique, notamment en raison des frappes contre des installations nucléaires sous garanties internationales.

La Russie accuse également les États-Unis et Israël de saper le régime mondial de non-prolifération et d’alimenter une escalade susceptible d’encourager d’autres États à renforcer leurs capacités militaires. Elle appelle la communauté internationale, y compris les instances onusiennes et les organismes de contrôle nucléaire, à formuler une évaluation « objective et sans compromis » de la situation.

Parallèlement, en Afrique, le gouvernement fédéral du Nigeria a appelé à la désescalade et à la reprise des négociations, affirmant que la sécurité et le bien-être des Nigérians à l’étranger demeurent sa priorité. Abuja a recommandé à ses ressortissants en Iran et dans les pays du Golfe de limiter leurs déplacements, d’éviter les sites sensibles et de suivre strictement les consignes de sécurité, tandis que ses ambassades dans la région ont été placées en alerte maximale.

Selon des annonces concordantes, les États-Unis et Israël ont lancé samedi des frappes contre plusieurs cibles en Iran, où des explosions ont été signalées dans différentes villes. Washington évoque la neutralisation de « menaces imminentes » et Tel-Aviv parle d’une « opération préventive ».

En riposte, l’Iran a lancé des missiles et drones vers Israël, déclenchant l’activation des systèmes de défense et des sirènes dans plusieurs zones.

La Commission de l’Union africaine a, de son côté, exprimé sa profonde inquiétude et mis en garde contre les répercussions économiques d’une escalade, notamment sur les marchés de l’énergie, la sécurité alimentaire et la stabilité économique du continent africain.

Cette nouvelle montée des tensions intervient dans un contexte déjà marqué par les affrontements directs entre Israël et l’Iran en 2025, ravivant les craintes d’une confrontation régionale majeure aux conséquences globales.

AC/Sf/APA

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