Malgré la réussite de l’opération, un pari risqué pour Donald Trump, l’avenir immédiat du pays de 30 millions d’habitants reste incertain. « Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse », a dit le président américain lors d’une conférence de presse en Floride. Il n’a cependant pas précisé comment les États-Unis allaient procéder. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible, a constaté l’AFP.

Donald Trump a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves de brut du pays, ajoutant que les États-Unis étaient prêts à lancer « une seconde attaque plus importante » si besoin.

À ses côtés, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné quelques détails sur l’opération militaire baptisée « Absolute Resolve » (Détermination absolue).

L’opération « discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement », a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions et le dirigeant vénézuélien et son épouse se sont rendus « sans résister », a-t-il précisé. Les États-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’avait été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézuélien reste incertain.

En conférence de presse, Donald Trump a assuré que la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les États-Unis. La Cour suprême du Venezuela a confié samedi l’intérim du pouvoir à Delcy Rodriguez après avoir constaté « l’enlèvement du président constitutionnel » au cours d’une « agression militaire étrangère ».

Source: https://www.huffingtonpost.fr/