Cette décision fait suite à l’autorisation, quelques semaines plus tôt, par le président Donald Trump de frappes aériennes contre ce qu’il avait qualifié de positions de l’État islamique dans la région.
La semaine dernière, l’armée américaine avait confirmé la présence d’une petite équipe au Nigeria, sans préciser le nombre exact de personnels déployés. Cette nouvelle annonce constitue la première reconnaissance officielle de la présence de forces américaines sur le terrain après les frappes aériennes du jour de Noël.
Les 200 soldats supplémentaires doivent appuyer le personnel américain déjà présent, qui travaille en collaboration avec les forces nigérianes pour renforcer les opérations de contre-terrorisme. Le commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM) n’a pas encore commenté ce nouveau déploiement.
Les États-Unis ont exercé des pressions sur le Nigeria, accusant les autorités de ne pas protéger suffisamment les communautés chrétiennes du nord-ouest du pays contre les attaques des militants islamistes. Les responsables nigérians ont rejeté ces accusations, insistant sur le fait que les opérations militaires visent les factions armées menaçant à la fois les populations chrétiennes et musulmanes.
Une menace persistante dans le nord-ouest
Le Nigeria fait face depuis des années à la menace persistante de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Leurs attaques contre des convois militaires et des civils se sont intensifiées ces derniers mois, faisant du nord-ouest du pays un point chaud de l’insurrection islamiste depuis 17 ans.
Avec une population de plus de 230 millions d’habitants, le Nigeria présente une diversité religieuse marquée : les chrétiens sont principalement concentrés dans le sud, tandis que les musulmans vivent majoritairement dans le nord. Cette configuration rend la lutte contre le terrorisme particulièrement complexe, dans un pays où les tensions communautaires sont sensibles.
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