C’est un visage bien connu à Marseille qui a pris la direction de l’entraînement ce matin. Depuis hier, Habib Beye est officiellement le nouvel entraîneur de l’OM. Il dirigera même son tout premier match à la tête de l’équipe ce vendredi sur la pelouse de Brest (20h45) en ouverture de la 23e journée de Ligue 1. Tout va s’enchaîner très vite pour lui. Il en a l’habitude depuis le début de sa carrière de coach entamée en National avec le Red Star. Il y a encore 13 jours, l’ex-international sénégalais était encore l’entraîneur du Stade Rennais, avec qui l’aventure ne s’est pas très bien terminée.
Tout n’a pas été à jeter en Bretagne, loin de là même puisqu’il a sauvé le club de la relégation la saison passée. Seuls ses résultats permettront de dire que ce nouveau costume n’est pas trop grand pour lui. «Je me suis construit dans le temps, j’ai pris ma première expérience en National, j’ai pris le temps d’y aller étape par étape. Je n’ai rien à prouver à qui que ce soit. Si je suis là, c’est parce que j’ai travaillé et il faut que je prouve que ce travail-là peut permettre de répondre aux objectifs», répond le nouveau technicien olympien lors de sa présentation à la presse.
«Il faut ressentir cette ville, il faut l’incarner»
Il y avait des sourires partout dans cette salle dédiée aux médias, autant chez Beye que pour les journalistes présents sur place, ravis de retrouver celui qui a porté les couleurs du club entre 2004 et 2008. «Je connais un peu le contexte, mais il a évolué, il s’est passé près de 20 ans, envoie l’ancien latéral droit et capitaine. L’aura est énorme et ça n’a pas changé. Il faut ressentir cette ville, il faut l’incarner. Mon atout, c’est d’avoir senti ces valeurs-là pour les transmettre à mon groupe». Ce même vestiaire dans le besoin d’être rassuré après des dernières semaines compliquées avec De Zerbi.
«Je ne considère pas que l’équipe est malade, c’est une question de dynamique. Il y a une grande qualité de travail ici. C’est encore une évolution dans ma carrière et il faut que j’assume, mais je n’ai aucun problème avec ça. Je me sens prêt à ça. Il faut savoir accepter cette pression», affirme Beye avec son élocution qui le caractérise. Il a répété à plusieurs reprises sa volonté «d’apaiser le contexte» dans un club vivant de grandes semaines d’agitation avec le départ à venir de Pablo Longoria et la promotion de Medhi Benatia, l’homme qui l’a fait venir.
«les gens ont envie de vibrer et de se reconnaître dans cette équipe»
Cela passera par un résultat à Brest et, sur le plus long terme, une volonté d’inscrire une identité forte à son équipe. «Il faut avoir une volonté d’être vertical et de proposer du bon football. Vendre un projet de jeu est prématuré, mais les gens ont envie de vibrer et de se reconnaître dans cette équipe. On ne peut dénigrer ce qui a été fait, il y a eu un football spectaculaire. Ici, c’est sur ça que vous êtes très vite sanctionné par le public qui est amoureux du foot et du club». Son passé d’ancien joueur lui offre sans doute un crédit supplémentaire mais il ne faudra pas tout miser là-dessus non plus.
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