La pénurie de sel au Cameroun prend une tournure inattendue et polémique. Selon le politologue Aristide Mono, ce phénomène serait lié à des pratiques mystiques dans un contexte d’attente prolongée d’un remaniement gouvernemental annoncé par le président Paul Biya. Ses déclarations, faites le 14 février 2026 sur Equinoxe TV, ont provoqué une vague de réactions.
Une analyse controversée sur fond de remaniement attendu
Invité de l’émission « Droit de réponse » sur Equinoxe TV, Aristide Mono a livré une interprétation surprenante de la pénurie de sel observée dans plusieurs marchés camerounais, notamment à Douala et Yaoundé. Selon lui, ce phénomène serait indirectement lié à l’attente d’un nouveau gouvernement.
Il affirme clairement que « certains prennent du sel pour aller faire des incantations. Il faut bien faire des sacrifices, et cela provoque une pénurie ». Pour le politologue, ce comportement serait motivé par l’incertitude qui entoure le remaniement gouvernemental annoncé mais toujours attendu.
Cette déclaration intervient alors que le sel, produit de consommation de base, reste indispensable dans les foyers camerounais, accentuant l’inquiétude face à sa rareté.
Un climat d’attente qui alimente les spéculations
La pénurie de sel intervient dans un contexte politique marqué par une forte attente au sommet de l’État. Aristide Mono estime que cette situation crée une pression psychologique sur certains responsables, alimentant des comportements inhabituels.
Selon lui, « on porte encore des sacs de sel pour aller les verser dans les ruisseaux, parce qu’on aimerait soit entrer au gouvernement, soit s’y maintenir ». Cette analyse met en lumière l’impact potentiel de l’incertitude politique sur les comportements individuels et collectifs.
Dans les marchés camerounais, plusieurs commerçants signalent une disponibilité irrégulière du sel, renforçant les interrogations sur les causes réelles de cette situation.
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