La pénurie du pagne du 8 mars enflamme Yaoundé à quelques jours de la fête des femmes. Dans les marchés d’Essos et d’autres quartiers, les prix explosent et les stocks disparaissent. « On dit que c’est 15 000 F le tissu, habituellement c’est 6 000 ou 8 000 F », déplore Cyrielle Mimb. Devant les points de vente, les clientes s’impatientent. Qui profite réellement de cette situation ?
La pénurie du pagne du 8 mars provoque une onde de choc dans la capitale. L’an dernier, le tissu officiel se vendait entre 6 000 et 10 000 FCFA. Cette année, certains commerçants affichent jusqu’à 17 000 FCFA. Pourtant, devant CICAM, distributeur agréé, le prix officiel reste fixé à 10 000 FCFA.
Soupçons autour de la distribution
À Yaoundé, des clients disent arriver dès 4h du matin pour espérer acheter un pagne. Plusieurs témoignages évoquent des stocks épuisés dès les premières livraisons. D’autres pointent du doigt des intermédiaires qui achèteraient en quantité pour revendre plus cher dans les quartiers périphériques.
Dans les marchés, la frustration est visible. Certaines clientes repartent bredouilles, d’autres menacent de porter l’ancien pagne. Pour beaucoup, la situation ne peut être un simple hasard. Le gouvernement camerounais est désormais interpellé pour faire toute la lumière sur cette flambée et ces ruptures répétées.
Au-delà du tissu, le débat touche au pouvoir d’achat et à la transparence dans la chaîne de distribution.
La pénurie du pagne du 8 mars continue d’alimenter la colère à Yaoundé. Les autorités vont-elles ouvrir une enquête sur la distribution ?
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