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Recettes douanières : 975 milliards de F CFA à mobiliser en 2026 ! Le défi majeur du duo Cheick Diallo-Madou Traoré

La double nomination de l’Inspecteur général Cheickna Amala Diallo comme directeur général des douanes et du colonel-major Mamadou Traoré comme directeur général adjoint s’inscrit dans cette logique de rigueur et de performance. Aux deux hommes, l’Etat assigne un objectif inédit : mobiliser 975 milliards de F CFA de recettes douanières en 2026, un record absolu dans l’histoire de l’administration douanière malienne. Un défi à la hauteur des compétences et de la réputation du tandem, unanimement salué par les économistes, les opérateurs et les spécialistes du secteur.

Un cap clairement affiché

A l’occasion de la Journée internationale des douanes, célébrée le 26 janvier 2026, le directeur général des douanes a donné le ton. “Pour l’exercice 2026, dont l’objectif est fixé à 975 milliards de FCFA, je compte sur l’engagement de tous-agents des douanes, partenaires institutionnels publics et privés, nationaux et internationaux-afin d’être au rendez-vous le 31 décembre 2026”, a déclaré l’Inspecteur général Cheickna Amala Diallo. Une déclaration qui traduit une confiance assumée, fondée sur les performances de l’année précédente : en 2025, les Douanes avaient dépassé leurs prévisions, avec 915,588 milliards de FCFA réalisés contre 876 milliards attendus.

Deux profils complémentaires à la tête des Douanes

Le duo Cheick Amala Diallo-Mamadou Traoré incarne une complémentarité rare au sommet de l’administration douanière. D’un côté, un gestionnaire chevronné, stratège et rassembleur ; de l’autre, un homme de terrain, pragmatique et proche des équipes opérationnelles. Ensemble, ils portent l’ambition d’une Douane plus performante, plus moderne et plus crédible.

Cheickna Amala Diallo, le stratège de la réforme

Natif de Kayes, Cheickna Amala Diallo a été nommé Directeur général des Douanes le 3 décembre 2025 par le Conseil des ministres. Inspecteur chevronné, Cheickna Amala Diallo est reconnu pour sa maîtrise approfondie des procédures douanières, acquise au fil de plusieurs années de service au sein de l’administration. Son expérience sur le terrain, combinée à une vision stratégique moderne, lui confère une parfaite compréhension des défis auxquels fait face la Douane malienne, notamment la lutte contre la fraude, la sécurisation des recettes publiques et la facilitation des échanges commerciaux.

Homme de rigueur et d’intégrité, il incarne une administration douanière crédible, efficace et respectée. Ses qualités majeures ? Son leadership calme, son sens de l’écoute et sa capacité à fédérer les équipes autour d’objectifs communs. Il est également apprécié pour son attachement à la formation continue et à la valorisation des ressources humaines, qu’il considère comme un levier essentiel de performance.

Sous sa direction, la Douane malienne est appelée à renforcer sa modernisation, à améliorer la transparence dans les procédures et à consolider sa contribution au financement de l’économie nationale. L’Inspecteur Cheickna Amala a déjà affiché sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les opérateurs économiques, les partenaires techniques et les autres services de l’État, dans un esprit de coopération et de responsabilité partagée.

Inspecteur général reconnu, il dispose d’un parcours riche et exemplaire au sein de l’administration douanière.

Ancien Directeur régional des Douanes à Sikasso, Kayes et Mopti, il s’est illustré notamment dans la gestion de la crise du carburant à Mopti.

À l’administration centrale, il a occupé des postes clés, dont celui de Directeur du renseignement et de la lutte contre la fraude, ainsi que Chef du Centre d’Expertise Technique (CET). Plus bas, il a occupé les postes de Chef de Bureau Principal de Sikasso, Chef de Bureau Secondaire de Koury, Chef de Bureau Secondaire de Zégoua, entre autres.

Titulaire d’un Master en Commerce international, d’une Maîtrise en droit public international, et formé à l’École nationale des Douanes de Tourcoing (France), il prône une douane fondée sur la rigueur, la transparence et la valorisation du capital humain. Sous son leadership, la modernisation des procédures, la digitalisation des échanges, la lutte contre la fraude et la coopération avec les opérateurs économiques constituent des priorités clairement assumées.

Mamadou Traoré, le pilier opérationnel

Discret mais redoutablement efficace, le Colonel-major Mamadou Traoré, surnommé Madou, apporte au tandem son expérience du terrain et sa maîtrise des enjeux sécuritaires et opérationnels.

Avant sa nomination comme Directeur général adjoint, il dirigeait le Contrôle après dédouanement (DCAD). Il a également occupé des fonctions stratégiques telles que Sous-directeur des enquêtes, Chef du Bureau des produits pétroliers, Chef du Bureau principal de Kati, ou encore Chef de la Brigade mobile d’intervention (BMI) de Bamako.

En tant que DGA, il est chargé de superviser les opérations de dédouanement, le contrôle, la mise en œuvre des réformes liées à la Facilité élargie de crédit (FEC), ainsi que le suivi des plans stratégiques et des conventions d’assistance mutuelle. Aux côtés du Directeur général, Madou jouera donc le rôle d’ouvrier complémentaire. Terre à terre, on dira que là où le Général incarne la vision stratégique et la discipline administrative, le Colonel apporte son sens pratique, sa proximité avec les équipes et son expérience de terrain. Ensemble, ils forment un tandem présenté comme capable de relever le défi majeur fixé par le gouvernement : frôler les 1000 milliards de FCFA de recettes en 2026.

Les leviers d’une ambition proche des 1 000 milliards FCFA

La nomination comme patron des douanes de Cheick Amala Diallo, épaulé par Mamadou Traoré, traduit une volonté politique forte des hautes autorités de renforcer la performance et la crédibilité de l’Administration des Douanes, en s’appuyant sur un couplé gagnant capable de conjuguer performance économique et sécurité nationale. D’où cet ambitieux objectif annuel du gouvernement de mobilisation des recettes douanières avoisinant le seuil des 1000 milliards de FCFA. Quels leviers pour le tandem ?

De notre point de vue, il faut d’abord un bon management du personnel à travers le déploiement d’une gestion fondée sur la compétence et la discipline, l’affectation des agents selon leurs expertises, avec comme impact : l’amélioration de la productivité et la réduction des dysfonctionnements internes.

Ensuite, il faut l’utilisation rationnelle des ressources humaines, à savoir placer l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ; et renforcer la formation continue. Impact : optimisation du recouvrement des recettes et limitation des erreurs.

Puis, la lutte contre la fraude et le trafic illicite par l’intensification des contrôles aux frontières, et la coopération accrue avec les forces de sécurité et les partenaires internationaux. Impact : augmentation des recettes et crédibilité renforcée auprès des autorités.

Et vient, la Modernisation des procédures à travers la digitalisation des opérations douanières ; et l’adoption de systèmes de suivi électronique des marchandises. L’impact attendu serait la transparence, la réduction de la corruption et accélération des formalités.

Cet axe stratégique tient à cœur le directeur général des Douanes. L’inspecteur général Diallo l’a fait clairement savoir lors de la dernière Journée internationale des Douanes devant le ministre de l’Economie et des Finances : “…la mise en œuvre des réformes, constitue la condition sine qua non de la pérennité de nos succès. La modernisation des procédures, la digitalisation des échanges, le renforcement des capacités humaines et matérielles, la transparence et la gouvernance constituent autant de chantiers prioritaires. Ces réformes, menées avec l’accompagnement vigilant du Gouvernement et de Monsieur le Ministre, doivent permettre :

– d’améliorer la facilitation du commerce licites pour les opérateurs économiques ;

– d’accroître l’efficacité du contrôle et la célérité des procédures ;

– de renforcer la lutte contre la fraude par des outils modernes de ciblage et  – d’analyse ;d’assurer la formation continue des agents pour faire face à l’évolution des modes opératoires des trafiquants.

Nous devons accélérer la mise en œuvre de ces réformes, en veillant à la concertation avec les partenaires et les syndicats.”

Enfin, le dernier levier stratégique, c’est la Culture de performance avec la mise en place de contrats de performance avec les agents ; et le suivi régulier des résultats, pour une mobilisation collective autour des objectifs fixés par le gouvernement.

Au regard des performances récentes et du profil du tandem à la tête des Douanes, l’objectif de 975 milliards de FCFA en 2026 apparaît ambitieux, mais réaliste. Si la fermeté, la clairvoyance et la cohésion demeurent, le duo Diallo-Traoré pourrait non seulement maintenir la dynamique actuelle, mais également inscrire l’Administration des Douanes dans une trajectoire historique, à la frontière symbolique des 1 000 milliards de FCFA de recettes.

                  El Hadj A.B. HAIDARA

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