Coup de théâtre ce mardi : selon des sources concordantes, la candidature de Samuel Eto’o à la présidence de la FECAFOOT serait désormais jugée irrecevable, au regard de l’article 31 du Code de la nationalité camerounaise. Ce texte stipule qu’un Camerounais ayant acquis ou conservé volontairement une autre nationalité perd automatiquement la nationalité d’origine. Une révélation explosive, renforcée par la circulation d’un passeport espagnol attribué à l’ancien capitaine des Lions indomptables.
Cette exclusion va-t-elle redistribuer toutes les cartes de l’élection FECAFOOT ?
Les fondements juridiques du rejet de la candidature
Selon l’article 31 du Code de la nationalité camerounaise, un Camerounais majeur qui acquiert ou conserve volontairement une nationalité étrangère perd automatiquement sa nationalité d’origine.
Ce point de droit, longtemps débattu mais rarement appliqué publiquement, ressurgit brutalement dans la course électorale la plus tendue de l’histoire récente de la FECAFOOT.
Des documents présentés comme un passeport espagnol valide jusqu’en 2031 ont mis le feu aux poudres. Sur les réseaux sociaux, les images circulent comme une traînée de poudre et alimentent un débat juridique, sportif et politique explosif.
« Si un candidat n’a plus officiellement la nationalité camerounaise, alors il ne peut plus aspirer à diriger une institution aussi stratégique », confie un proche du dossier.
Un séisme politique et sportif au Cameroun
L’exclusion potentielle de Samuel Eto’o crée un véritable raz-de-marée dans le milieu du football camerounais.
À Yaoundé, Douala, Garoua ou Bafoussam, la nouvelle fait l’effet d’une bombe. Les supporters sont divisés : certains dénoncent une manœuvre politique, d’autres estiment que la loi doit s’appliquer strictement.
« On ne peut pas jouer avec la FECAFOOT. Soit tu es Camerounais, soit tu ne l’es pas », lâche un ancien dirigeant sportif, visiblement agacé.
Au sein du monde sportif, les réactions affluent :
- Des clubs réclament une clarification officielle urgente.
- Des cadres régionaux évoquent une possible crise de légitimité si la décision n’est pas assumée publiquement.
- Des proches d’Eto’o parlent d’une « cabale organisée » visant à l’écarter du jeu.
Un tournant décisif pour la gouvernance sportive
Si l’exclusion est confirmée, elle pourrait redéfinir durablement les règles du football camerounais.
Les instances internationales, notamment la FIFA et la CAF, suivent la situation avec attention, car toute opacité pourrait entraîner des sanctions ou une mise sous observation.
Certains observateurs estiment qu’un tel choc pourrait pousser le Cameroun à revoir totalement son approche de la gouvernance sportive, de la transparence et du respect des textes.
D’autres, plus prudents, appellent à la désescalade :
« Le football unit ce pays. On ne peut pas transformer la FECAFOOT en champ de bataille permanent », souffle un technicien de Ligue 1.
L’exclusion de Samuel Eto’o de l’élection FECAFOOT marque l’un des tournants les plus spectaculaires du football camerounais. Entre droit, émotions, rivalités et soupçons politiques, le débat ne fait que commencer.
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